TIGER ARMY : V

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S’il y a bien un retour que je n’attendais pas, c’est bien celui de Nick 13, tout du moins sous la bannière du légendaire Tiger Army. Car le bonhomme a petit à petit glissé dans un rock plus classique, plus country et soft, assez loin du psychobilly plein d’énergie que les deux premiers albums du combo avaient installé. Alors que doit-on comprendre ? Que le petit brun a la voix d’or est revenu à ses premières amours ? L’intro (pas terrible au demeurant) pourrait le laisser penser. « Firefall » pourrait à la limite laisser planer le doute, même si elle manque de pêche, ayant plus la tronche d’un titre de mi-parcours, celui qui ralentit un peu le tempo avant de nouvelles tueries punk-psycho. Mais avec un « Prisonners of the night » qui bascule franchement dans la mièvrerie rockab’, on craint le pire. Et si le pire n’arrive jamais, le disque se maintient dans un à-peu-près très gênant pour qui vient y chercher ce qui est écrit dessus ; du Tiger Army. Or, ce qu’on a ici, au mieux, c’est du Tiger Cub Army (armée de bébés tigres, pour les non-anglophones). J’ai l’impression d’écouter un album entier avec des ersatz de « Hechizo de amor » ; c’est chiant. Ok, ça peut avoir ses fans, mais pourquoi l’avoir sorti sous ce nom ? Je ne comprends pas. Et je ne valide pas.

Paroles de l’album

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Tiger Army : Prisoner of the night

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NINJA SEX PARTY : Under the covers

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Ninja Sex Party, c’est un duo comique américain qui tape généralement en-dessous de la ceinture. En 2016, ils ont décidé de sortir un album de reprises de hits principalement eighties, sans en changer une note ou une parole. On peut donc s’attendre à un traitement rigolo des arrangements. Et bien, en fait non. Alors pour moi qui suis un grand fan de reprises décalées et originales, ce disque qui reprend certes bien mais d’une façon très, trop fidèle aux originaux, si ce n’est une certaine kitchitude vocale et instrumentale, n’a absolument aucun intérêt. Suivant.

Paroles de l’album

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RATATAT : Magnifique

ratatatMagnifique

En 2008, lors de ma dernière chronique en date de Ratatat, je faisais le constat du côté malin du groupe autant que de ses limites musicales trop rapidement atteintes à mon goût. Sept ans plus tard, me voici de nouveau face à face avec onze titres du duo new yorkais ; l’heure du bilan. Le groupe affirme avoir beaucoup travaillé sur ce cinquième album, avoir passé des heures, des jours à peaufiner chaque mélodie, s’être attaché à le peupler de titres immédiats et efficaces, avec la volonté chevillée au corps de revenir aux sources après deux disques un poil plus aventureux. Et la bonne presse musicale de s’extasier devant un tel tour de force. Mais, oh, de qui se moque-t-on ? Ratatat peut bien raconter ce qu’il veut, sa formule n’a quasiment pas changé depuis son premier album en 2004. En onze ans, le combo a certes changé de décor, mais la base de sa musique reste la même, ses mélodies semblent interchangeables. Dès lors, je ne trouve plus aucun intérêt à ce « Magnifique », certes assez bien foutu mais dont chaque titre me donne une impression de déjà (trop) entendu, ou de remix des titres de l’album éponyme sus-cité. Pour moi, cet album aurait du s’intituler « grosses feignasses ». Là, au moins, il n’y aurait pas eu tromperie sur la marchandise.

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Ratatat : Cream on chrome

Ratatat : Abrasive

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    Tags: de, à, pop, rock, electro

SAN FERMIN : Jackrabbit

SanFerminJackRabbitCoverweb

Si le terme « pop baroque » m’évoque côté français un FM, outre-manche on pensera plus facilement à un Belle And Sebastian ou un The Divine Comedy. Et pour tout vous dire, là je suis beaucoup moins client. San Fermin sont américains, et s’excluent donc de ces deux traditions musicales. Ils gardent du genre un certain goût pour l’emphase et le pompeux, ceci conjugué à une culture pop de la chanson qui se tient dans un format moins « free » que le genre classique. Voilà qui rassure. Sauf que le groupe insuffle dans sa pop une dose de R&B qui complexifie l’équation. Est-ce que ça signifie que l’on tient là une œuvre exceptionnelle ? Non. Mais ça en fait assurément une œuvre singulière. Si « The woods » introduit le disque de façon très « gentleman gothique », la suite tutoie vraiment une forme de pop entre mainstream et arty. Bon, pour tout vous dire, je n’accroche pas à ce « Jackrabbit ». Je ne parviens pas à déterminer si ce disque constitue un alibi parfait pour que des bobos puissent écouter la musique du peuple sans avoir à en rougir, ou réellement une tentative honnête d’hybridation trans-genres. En tout cas, il y a ici une certaine idée de l’évolution, une forme d’évolution assez réussie et équilibrée même si elle a la faculté de me passer à des milliers de kilomètres au-dessus. Alors voilà, dans la famille : « si tu n’aimes pas, n’en dégoutte pas les autres », je vous présente San Fermin. Et maintenant, je pars écouter des trucs plus à ma portée. En lui mettant une note en rapport avec mon ressenti. Parce que faut quand même pas pousser.

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MORASS OF MOLASSES : So flows our fate

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Choisir est un exercice difficile. Tenez, prenez ce combo anglais par exemple. Son premier ep débute comme du bon gros stoner des familles. Et puis, paf, un break très pop vient foutre le bazar dans l’esprit déjà embrumé de votre serviteur. Et la chose se reproduit, inlassablement, jusqu’au bout de « Rotten teeth ». Où veulent-ils donc en venir ? « So flows » recentre le débat côté stoner / sludge, même si un ou deux breaks plus légers y apparaissent également. Côté musique de poilus, on reste hélas dans du très convenu ; gros riffs groovy, larsens et voix entre heavy et thrashcore (le timbre de Bones The Beard me fait parfois penser à celui de Kirk Fisher de Buzzov.En). Le groupe fait le choix des mid-tempo sur cette première salve, ce qui concourt à amener l’auditeur à un sentiment d’ennui certain. Bref à éviter.

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