DANZIG : Skeletons

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Euh, c’est une plaisanterie ? Après un « Deth red sabaoth » très encourageant sorti en 2010, j’attendais, comme beaucoup de fans du petit coquinou Glenn, un nouvel album en bonne et due forme. A la place, je me retrouve avec un « bête » disque de reprise, à la pochette singeant celle de Bowie, référence bien éloignée du monde de Danzig, hier comme aujourd’hui. Bon, ok, j’aime les disques de reprises, là n’est pas le problème. Il ne réside même pas dans le fait que je ne connaisse pas la moitié des titres réinterprétés ; c’est le jeu ma pauvre Lucette, et ça ne m’a jamais empêché d’en apprécier. Par contre, avoir l’impression de se taper un enregistrement pirate des années 80, ça, c’est un problème. Dès le très punk rock et pas top « Devil’s angels », le son est pourri de chez pourri, et ça sera comme ça jusqu’au terme de ce très court intermède musical dans la carrière de Glenn. J’aimerais vous dire que l’interprétation flamboyante et sombre sauve tout… mais ça n’est pas le cas. « Skeletons » m’a saoulé du début à la fin. Allez, on oublie ça et on nous sort vite un nouvel album, hein Glenn ?

Paroles de l’album

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NAI HARVEST : Hairball

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Nai Harvest est un duo anglais de punk / fuzz pop. Ils ont des têtes de glands et sont fringués à l’avenant, et leur musique est morveuse à souhait. « Hairball » est leur deuxième album, il est composé de dix titres et dure une grosse demi-heure. C’est bon ? Je peux m’arrêter, là ? Qu’est-ce qu’il m’a saoulé ce disque ! Ok, c’est frais, sautillant, énergique, jeune, mais rien ici ne me fait vibrer, aucune mélodie ne retient mon attention, aucune ligne de chant ne me transporte. J’ai l’impression d’écouter Oasis qui reprend un groupe emo-punk. Stoooop !

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SCREAMING FEMALES : Rose mountain

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Formé en 2005 et souvent considéré comme un très bon groupe de rock indé féminin, même si un tiers seulement du groupe est féminin, les Screaming Females, au nom donc bien peu adéquat, sortent ici leur sixième album. Au programme, un rock alternatif aux riffs musclés en droite descendance du heavy metal de papa, et aux influences punk discrètes. Le problème, c’est que ces éléments de base autant que la façon de les agencer nous plongent déjà quelques années en arrière, bien avant la formation du groupe. Et la voix ainsi que le phrasé de Marissa Paternoster n’apportent pas vraiment de touche de modernité, bien au contraire. Tout ça est bien sûr très subjectif, mais pour toutes ces raisons, ce « Rose mountain » me hérisse assez vite le poil, et malgré quelques riffs bien sympathiques, je ne retiendrai rien de ces 35 minutes sinon que la musique de ces Screaming Females n’est pas faite pour moi.

Paroles de l’album

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Screaming Females : Hopeless

NIGHT TERRORS OF 1927 : Everything’s coming up roses

nightterrorsof1927_everything

Il suffit de pas grand-chose parfois pour avoir envie d’écouter un disque. En l’occurrence, ici, le nom du groupe. Être curieux, des fois, ça paie et on fait de jolies découvertes. Des fois, beaucoup moins. Lorsque « Dust and bones » débute par des « ooh-oooh ooh » affreusement mainstream, j’ai peur de le comprendre. Et la suite toute boursouflée, une electro-pop trop facile, de la musique de stade, des chansons de générique de blockbusters creux, ne vient que confirmer mes craintes. Oublié l’espoir de découvrir quelque chose de différent, envolées les attentes de rébellion rock, d’attitude punk à contre-courant nées de la vision d’un artwork bizarroïde et éminemment sympathique. Pas la peine de s’étaler outre mesure ; « Everything’s coming up roses » peut être une réussite commerciale, mais certainement pas un tour de force artistique. En d’autres termes, c’est une bouse.

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Night Terrors of 1927 : Always take you back

IDLEWILD : Everything ever written

Idlewild_EverythingEverWritten

Ouh là, mais mine de rien, ça fait quand même 10 ans que je n’ai pas écouté Idlewild ! A l’époque, c’était avec « Warnings / promises », qui m’avait un peu laissé froid, suite à quoi j’avais tôt fait d’oublier le groupe qui m’avait pourtant bien plu à l’époque de « Hope is important » et « 100 broken windows », où le groupe développait un rock nerveux et entraînant. Depuis, le groupe a continué sa route sans moi, sorti quelques disques, a même splitté en 2010 pour mieux se reformer en 2013. « Everything ever written » est donc le septième album du groupe qui fête cette année ses 20 ans d’existence. Chouette longévité, je suis content pour eux. Sauf que je m’ennuie prodigieusement tout au long du disque, du premier au douzième titre, sans discontinuer. On a ici un ramassis de titres pop rock mollassons, aux mélodies banales et à l’interprétation pataude. Aucun intérêt. Reste un très joli artwork.

Paroles de l’album

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