INTERPOL : Eponyme

interpol interpol

Les New Yorkais d’Interpol étaient parvenus sur « Our Love To Admire » à rattraper leurs poursuivants, et par la même occasion leur retard, dû à un « Antics » trop téléphoné pour convaincre. Ils avaient donc pour mission avec ce 4eme album de maintenir le cap, de renouveler encore un peu leur style pour le faire perdurer, le tout sans se répéter ni perdre son identité. Un challenge que le groupe a bien intégré, et qu’il a tenté de remporter en modifiant certains éléments. Ici, on trouvera donc plus de claviers, quelques rythmiques électroniques, mais surtout une basse moins caractéristique, ce qui n’est pas sans choquer au premier abord. Pour le reste, on est en terrain connu, voir même un peu trop. Les titres se suivent et se ressemblent, présentant des mélodies qui nous rappellent les autres disques du combo, s’attachant à reproduire malgré les petits changements l’atmosphère sombre et dépressive des précédents. Et c’est bien ce qui ressort de ce nouvel opus ; des chansons encore plus noires qu’auparavant, entourés de lourds rideaux noirs imperméables à la lumière. Alors, tout cela serait-il voulu ? Ce côté répétitif, rengaine, ces riffs hypnotiques, lancinants, cette voix encore plus désincarnée et distante ? A n’en pas douter, cet « Interpol » restera une énigme pour bien des amis ou ennemis du groupe. Il faudra le temps de l’apprivoiser, de peser le pour et le contre, de déterminer s’il s’agit d’un renoncement ou d’une confirmation. Moi, j’opterais pour la réponse de normand, y voyant un groupe qui hésite entre la mutation ou l’enfermement. Le souci, c’est que les deux facettes apportent du bon et du mauvais, et qu’on pourra autant être fasciné par certains titres que passablement assommé par d’autres… A chacun donc de faire ses choix, y compris pour Paul Banks et les deux rescapés…

Paroles de l’album

Site officiel

Interpol : Evil

Interpol : Lights

Related Posts

  • 80
    Qualifié de "groupe préféré de ton petit frère" et autres gentillesses du même acabit à la sortie du précédent "Stabbing The Drama", Soilwork a pris la mouche et décidé de durcir le ton sur ce septième album. Plus brutal, plus thrash, mais toujours aussi mélodique au niveau de ses refrains,…
    Tags: de, à, groupe, plus, un, se
  • 79
    Après le New York hardcore, Full Blown Chaos nous fait le coup du New York metalcore. Brutale et sans compromis, la musique de ce premier album s'adresse directement aux plus durs d'entre vous. Car malgré une pointe de mélodie par-ci par-là, les treize titres de ce premier opus sentent la…
    Tags: de, à, un, plus
  • 78
    Qu'on se le dise, Enslaved est plus aujourd'hui à considérer comme un groupe de progressif qui fait du metal que le contraire ! Les fans de la première heure sont prévenus ! De toute façon, ceux-ci sont déjà partis depuis longtemps, s'ils n'ont pas su grandir et évoluer au rythme…
    Tags: de, plus, un, à, groupe
  • 78
    Lacrimosa, entité bicéphale allemande, continue année après année; album après album de jouir du même succès auprès de son public, et même à en acquérir un nouveau par le bouche à oreille ou les critiques (très) favorables. Pourquoi ? Est-ce dû à l'aveuglement de ses fans, prêts à tout accepter…
    Tags: de, à, un, plus, se
  • 78
    On le sait, pour un groupe, chaque album est meilleur que le précédent, c'est une loi sacrée, une vérité absolue, qui va au-delà de toute subjectivité ou évidence. Pour faire passer le message, l'artiste a, tout comme le journaliste (ou assimilé) tout un panel de mots et d'expressions à sa…
    Tags: de, un, bien, à, plus, groupe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *