Iggy POP : Post pop depression

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Je suis de ceux qui ont regardé de haut l’iguane suite à ses derniers albums. Des œuvres qui ne pouvaient pas être considérées comme complètement mauvaises, mais qui décevaient ceux qui pensaient y puiser ce qu’ils ne contenaient pas ; du rock. Là, avec dans ses bagages Josh Homme, il est inconcevable qu’il en soit de même. Et oui, ce disque, j’y viens d’ailleurs un peu plus pour l’invité que pour l’interprète. Mais quand « Break into your heart » démarre, que la voix d’Iggy se conjugue au jeu immédiatement reconnaissable de Josh, ça marche très bien. « Gardenia », en revanche, avec son petit côté Bowie classique, me convainc beaucoup moins. « American valhalla », c’est « China girl meets QOTSA », et ça s’inscrit dans un registre classieux qui fait repartir la machine. « In the lobby » confirme le choix intelligent de l’entourage du chanteur ; oui, Homme apporte tout ce qui manquait récemment au (presque) septuagénaire ; de l’attitude, du riff, un léger parfum de souffre. La rythmique groovy de « Sunday » étonne, mais c’est surtout son refrain faiblard et ses chœurs rappelant certains Cohen qui choquent. Suivant. Avec un titre comme « Vulture », on s’attend à affronter LE titre rock de l’album. Raté. Et pourtant, le côté western très affirmé de celui-ci lui assure une place parmi les meilleurs titres du disque. L’excellent « German days » vient aussitôt lui damer le pion. Bon du début à la fin, il est l’archétype des titres qu’on aurait aimé trouver ici. « Chocolate drops » se montre moins frontal mais tout aussi intelligent avec ses accents sixties. Enfin, « Paraguay » clôt le voyage de fort belle manière, même si le dosage est ici beaucoup moins subtil ; on est clairement sur le territoire de Josh Homme, et Iggy Pop est limite accessoire ici. Au final, ce 18e album tient à peu près ses promesses, et on en vient à espérer que la collaboration se poursuive sur un prochain album forcément plus équilibré !

Paroles de l’album

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