GRUM : Deep state

Grum est un producteur et dj écossais et sort ici son deuxième album. Enfin, pour être plus précis, il me faut vous dire que les titres contenus ici sont déjà connus pour partie par les fans du bonhomme. Celui-ci est loin d’être un nouveau venu sur la scène electro, puisqu’il a obtenu pour son premier album « Heartbeats » (en 2010 quand même) le titre de numéro un de la liste Itunes dance albums, et la reconnaissance (passée et future) qui va avec. Tout semblait aller pour le mieux, et ce deuxième opus était prévu pour 2014. Pourquoi alors ne nous parvient-il que maintenant ? Les raisons sont assez obscures ; vous lui demanderez de ma part si vous allez le voir performer. Parce que oui, une fois ce disque digéré, vous aurez probablement envie de le faire. « Deep state » ouvre le bal avec sa mélodie très kraut, entre un Kraftwerk et un Tangerine Dream. « Stay », plus contemporain, a des accointances avec un Vitalic. « Lose control » est plus progressive. L’enchaînement des trois est assez bien pensé, puisqu’il étale la quasi-totalité des influences à l’ouvre sur ce disque. Le rythme est bien présent tout au long de cette œuvre, la mélodie au premier plan, le côté dansant évident. On échappera pas à une certaine familiarité entre les titres, mais elle n’est pas plus gênante que ça, puisque chaque titre, chanté ou pas, est réussi. Bien sûr, ça reste assez mainstream, ne vous attendez pas à des expérimentations dans tous les coins, mais ça vaut le coup si vous appréciez les disques electro efficaces et directs.

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Paroles de l’album

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