FUNKER VOGT : Element 115

Avec son EBM volontiers pompière, son look martial et sa tendance à évoquer des sujets plutôt courus, Funker Vogt n’est pas forcément la formation la plus originale qui soit. Mais du haut de ses vingt-six ans de carrière, émaillés de finalement assez peu de changements de personnel, et marqués par une fidélité sans faille à son genre de prédilection (les pas de côté, c’est pas pour eux, au plus on vire un peu plus atmo, mais ça reste identifiable), elle reste une pierre angulaire du genre, un pilier sur lequel on peut compter. Alors j’ai beau n’y revenir que sporadiquement, j’y prends tout de même plaisir quand je croise son chemin, par hasard ou volonté. « Element 115 » ne fait pas exception à ce constat ; il a beau être chargé à bloc (il s’agit d’un double album), il reste très digeste de par sa propension à distiller des titres accrocheurs et mélodiques au sein d’un tout homogène. Bien sûr, si on accroche pas dès le premier titre, inutile de s’entêter ; rien ne passera beaucoup mieux, même si certains passages présentent plus de chant classique ou un renforcement des ambiances. La plupart des textes sont en anglais, donc pas vraiment de barrière de la langue pour piger de quoi on parle ici, même si ce n’est pas essentiel pour vibrer. Oppressant, synthétique et rageur tout en soignant les ambiances et polissant les mélodies, « Element 115 » est moins dangereux probablement que l’élément radioactif qui lui donne son nom, mais s’avère redoutable quand même. Funker Vogt y a travaillé plus longtemps que ses disques précédents, et ça s’entend ; c’est un bon résumé de ses années de carrière, compilant les bonnes idées et les meilleures formules. Impossible de sélectionner les bons titres ; la formule étant bien rodée, chacun a son charme, son gimmick. Très bon.

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