FAX GANG : Dataprism

L’année dernière, je découvrais le premier album de Fax Gang. Est-ce que j’en ai été impressionné, étonné ? Oui. Pourtant, si je l’avais vraiment bien aimé sur le moment, je trouve qu’il y manquait encore quelque chose pour qu’il me transporte vraiment et qu’il me marque sur la longueur. Si vous avez raté un épisode, je vous la fait courte : « Aethernet » mélangeait hip-hop, ambiances industrielles, trap, shoegaze… Une mixture étrange, improbable, qu’on découvre et qu’on analyse plus qu’on écoute dans un premier temps. A l’époque déjà, ce qui me gênait le plus, mais qui avait fini par passer, c’est le chant ; bien souvent, la voix traitée à l’auto tune est la principale pourvoyeuse de mélodie. Elle était toutefois assistée par une instrumentation qui flirte avec le chiptune et une couche noisy qui justifiait bien sa réécoute. Et c’est comme ça que, contre toute attente, le disque a décroché une note de 8. Alors ce deuxième album, j’y étais plutôt favorable… mais avec des réserves aussi. Ma crainte, c’était de ne pas savoir passer au-delà de cette voix une deuxième fois, que le groupe ne se soit pas suffisamment renouvelé pour que la magie opère une deuxième fois. Et malheureusement, « Dataprism » suit à peu près le même chemin, en réexploite les forces, en reproduit les erreurs. Oh, bien sûr, c’est tout à fait subjectif, et ça n’engage que moi. Mais effectivement, si on y regarde bien, ça ressemble à du Travis Scott avec une bonne couche de disto au-dessus et un cousin fan de synthwave venu taper le bœuf. Et je constate bien vite que ça ne me suffit pas, ou du moins plus. Oh, sur une poignée de titres, ça fonctionne ; « Sparks », « Reprieve », « Space requiem » et « Four walls » parviennent à renouveler le plaisir. Mais le reste s’avère trop répétitif et similaire à ce que j’ai déjà exploré pour que je ne sanctionne pas « Dataprism ». Toutefois, j’espère toujours que Fax Gang évoluera assez dans le futur pour transcender son art !

Instagram

Facebook

Paroles de l’album

Related Posts

  • 10000
    Fax Gang est un collectif de compositeurs et interprètes d’un peu partout sur le globe, et « Aethernet » est leur premier album après un ep remarqué par son côté non-conventionnel. Comment ? On vous l’a déjà faite ? Je ne pense pas, de cette façon du moins. Car ce projet est un mélange…
    Tags: l, fax, aethernet, ne, gang, cette, a, on, bien, me
  • 10000
    Parce que pour savoir où on va il faut savoir d'où l'on vient, aujourd'hui je vous propose de faire un saut dans le passé à la découverte d'un collectif hip-hop oublié mais à la personnalité et l'originalité certaines, j'ai nommé The Disposable Heroes of Hiphoprisy. Au programme, un style de…
    Tags: ne, l, on, hip-hop, industriel, reste, rap, savoir, voix, découvre
  • 10000
    Avec un nom comme celui-là, vous vous en doutez, on se situe dans la catégorie « chelou ». Chaos E.T. Sexual est une formation française qui définit sa musique comme du « gangsta doom », mélangeant rythmes hip hop, influences industrielles et grosses guitares. Bon, c'est un peu chiche comme description, et ça ne…
    Tags: vraiment, ne, plus, contre, c'est, d'un, a, y, cette, chose
  • 10000
    Il y a quelques jours, je vous présentais l'un de mes disques fétiches, le troisième Diabologum. Un disque difficile à saisir, qui prenait la forme de pièces expérimentales et rock accompagnées d'un sprechgesang obsédant et de textes noirs et décalés. Un album qui a fait des émules, et dont ce…
    Tags: a, rock, disque, c'est, y, qu'il, electro, instagram, facebook, https://open.spotify.com/album
  • 10000
    Je ne sais pas ce qui a pris aux biélorusses de Mora Prokaza. Jusqu'ici, le groupe oeuvrait dans l'ombre, comme beaucoup de formations de black metal underground, en développant un style typique, respectueux des traditions, usant d'une instrumentation et d'une interprétation des plus classiques. Et puis, en 2019, ils se…
    Tags: soit, a, y, titres, album, plus, assez, trouve, disque, répétitif

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.