Onzième album du combo allemand, « Kill your demons » vient célébrer 22 ans d’une carrière à la longévité exceptionnelle sinon étonnante pour le genre développé depuis 1995, à savoir le metal alternatif. Non ? Et si je vous dit neo metal, ça vous parle plus ? « Kill your demons », donc, change assez peu de choses à l’équation Emil Bulls : gross riffs, influences hardcore, mélodies et vocaux voguant ostensiblement sous des latitudes pop, tournures emo et éléments électroniques. Le calibrage est le bon à la fois pour la scène et l’écoute à la maison : un parfait mélange d’accessibilité et de brutalité, un espèce de jumeau maléfique d’un Soilwork, fonctionnant sur les mêmes bases avec peu ou prou les mêmes résultats. Oui, « Kill your demons » est un bon disque, contenant tout ce qu’il faut pour gagner les faveurs des fans et conquérir de nouvelles hordes en concert. Le revers de la médaille, c’est que ce côté accessible est un peu trop prégnant et a tendance à gâcher la fête pour ceux qui chercheraient quelque chose de plus « adulte » et costaud. Après, je comprends fort bien que le groove et les refrains très mélodiques puissent faire mouche, mais de mon côté je trouve les 14 titres ce ce nouvel album un peu trop légers, et je préfère de loin aller m’enquiller un « Stabbing the drama ».
Emil Bulls : Kill your demons