EBBOT LUNDBERG & THE INDIGO CHILDREN : For the ages to come

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J’ai, comme beaucoup d’entre-vous probablement, rencontré Ebbot Lundberg pour la première fois en 2001 avec l’excellent « Behind the music » de son deuxième groupe The Soundtrack Of Our Lives. J’ai immédiatement été séduit par sa délicatesse pop légèrement surannée, son côté ermite allumé. Sa musique, entre pop, folk psyché et prog n’était pas encore à l’époque dans l’air du temps, et ça faisait du bien. Et puis comme souvent, inconstant que je suis, j’ai (re)découvert une partie de sa discographie, avant, après, et j’ai fini par lui laisser poursuivre son chemin sans moi, exprimant un regret sincère en 2012 à l’annonce de la séparation du combo, mais ne cherchant pas plus loin. Alors cette nouvelle sortie du bois du bonhomme en compagnie d’un groupe de jeunots, c’est un peu notre dîner de réconciliation ; on espère que l’autre n’a pas changé… autant qu’on espère qu’on a pas assez changé soi-même pour pouvoir encore l’aimer. Heureusement, quand l’entrée « For the ages to come » est servie, je retrouve l’univers bucolique et fantasque qui m’avait séduit alors. Très seventies et acoustique, l’album ne s’interdit pas de faire parler la poudre de façon sporadique, notamment sur la reprise d’Alice Cooper « Don’t blow your mind » (cependant assez dispensable à mon goût). Les cuivres sont également de sortie sur quelques titres, dont la deuxième reprise de l’étape « Calling from heaven » de Los Pekenikes (un des nombreux « groupes cultes » dont je n’ai jamais entendu parler), beaucoup plus sympathique. Au final, s’il se montre un peu plus apaisé, ce nouveau disque du bonhomme n’en est pas moins beau et réussi que les précédents, et demande sans conteste toute votre attention !

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