DISPATCH : Break our fall

En deux ans et deux albums, ce groupe américain considéré comme « roots » s’est fait une place dans ma collection de disques et mes playlists. Simple, direct, efficace, instinctif, il fait de la musique qui parle à tout le monde, en employant un vocabulaire musical folk et rock principalement, mais qui s’élargit et s’adapte au gré des envies de ses maîtres d’oeuvre Chadwick Stokes et Brad Corrigan, du reggae à la pop en passant par des colorations blues ou world. Comparativement à la doublette « Location 12 » / « Location 13 », « Break our fall » s’avère plus coloré, d’apparence plus « feel good ». Pourtant, ça reste un album socialement engagé, comme Dispatch l’a toujours été, et le groupe n’hésite toujours pas à égratigner ou juste interroger son propre pays, le mettre devant ses erreurs ou incohérences. Une main de fer dans un gant de velours ? Il y a de ça, même si, sans se pencher vraiment sur les paroles, il sera difficile de le capter. Et puis, si vous ne voulez ou ne pouvez pas le faire, peu importe d’ailleurs. Parce qu’il s’agit d’un disque qui, comme les autres, peut tout à fait être apprécié, même adoré au premier degré, sans aucun engagement, implication, sans effort. Les chansons ici sont des évidences, elles ruissellent sur nous en nous délestant du poids du quotidien, puisqu’avec elles, tout paraît plus facile. Des titres comme « Elevator operator » sonnent comme des classiques immédiats pour moi, c’est tout à fait ce que je viens chercher dans un album de Dispatch. Pour les amateurs de références, ce sera un vrai casse-tête, puisqu’on peut en trouver dans tous les coins, entre pop, folk, rock et reggae, entre sixties et seventies ; Dispatch n’a rien inventé, mais il réemploie avec talent la musique dans laquelle il a baigné. Et c’est bien suffisant pour moi, suffisant pour qualifier « Break our fall » de nouvelle réussite.

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Paroles de l’album

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