DEKKER : Slow reveal : chapter one

Ici, je ne me contente pas de chroniquer un nouveau disque ; je corrige une injustice. Je m’explique : Dekker m’envoie régulièrement des nouvelles musicales de lui sur Groover. Et à chaque fois, ses chansons folk pop douces et rêveuses font mouche. En plus, le monsieur a l’art de les accompagner de vidéos certes bricolées mais assez funs. Et jamais ça n’a été plus loin. Pourquoi ? Parce qu’en musique, il y a tellement de poissons dans l’océan (surtout quand on ne se limite pas à un genre ou deux) qu’on est vite submergé, et on zappe des éléments. Bref. « Slow reveal : chapter one » est, comme son nom l’indique, le premier album de Dekker, extension solo de son expérience folk pop au sein du duo Rue Royale (pas eu l’occasion d’y goûter). D’habitude, j’aime ma folk mélancolique, limite triste. Mais il n’est pas si black, Dekker (désolé, il fallait que ça sorte – c’est comme une thérapie, vous savez ?). Bon, ce serait mentir de dire qu’on ne croisera pas ici au moins de la nostalgie. Mais il y a aussi une forme de légèreté. Et pourtant, tout ici me ravit. Cet album, ce sont dix titres sobres dans leur instrumentation (guitare, voix, discrets effets) et leur composition (ici, on empile pas les couches mélodiques), mais riches en émotion. De la beauté, de la douceur, une très légère pointe de folie parfois, une variété dans les timbres employés, et un vrai beau talent. Il n’y a guère qu’à la plus noisy « Unwavering routine » que je n’accroche pas, mais le reste, c’est du velours, et je ne peux que le recommander à ceux qui apprécient les beautés simples et les petites victoires du quotidien !

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Paroles de l’album

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