CEMENTED MINDS : The future is the end

Il y a quelque chose dans le son de Cemented Minds, dans la voix d’Arnaud autant que sa diction, qui me crie « Killing Joke ». Et j’adore ça. Le groupe sort aujourd’hui son premier album : c’est donc assez naturel que les influences du combo ressortent autant. Avec son style énergique et mélancolique, Cemented Minds trace un sillon entre éruption et permafrost. Le « Too fast too close too late » qui ouvre la marche nous met forcément en confiance ; c’est un tube en puissance que nous avons là. Bien sûr, tout ne peut pas être du même acabit. Mais si les autres titres sont un peu moins flamboyants, ils restent à la fois puissants et évocateurs. De différentes façons d’ailleurs ; le groupe parvient à varier les ambiances avec assez peu de moyens mais beaucoup de volonté, tout en conservant un marqueur commun fort. Parmi les autres titres les plus dignes d’intérêt, je citerais « A hooded witness », assez proche du premier mais plus froid, « The key to nothing » et son harmonica, la plus sombre « Setting the shadows ». Mais les autres chansons ont une certaine tendance à s’insinuer, à percer nos défenses au fur et à mesure des écoutes. Les caennais tiennent vraiment quelque chose. Bien sûr, la voix d’Arnaud Faucher est particulière, et certains ne l’apprécieront pas. Pour moi, elle se fond dans l’ensemble, en est même le moteur. Je lis ici et ailleurs qu’on peut déceler des influences Cure. Ne vous y laissez pas prendre si vous n’appréciez pas la musique des anglais ; pour ma part je ne vois pas d’analogie. En revanche, je vois bien que « The future is the end » est juste le brouillon de ce que pourra être Cemented Minds. Et pour un brouillon, il est déjà très excitant !

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Paroles de l’album

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