CATTLE DECAPITATION : Anthropocene extinction

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Le grindcore est un genre peu facile d’accès, même pour le metalleux moyen, et ça, Cattle Decapitation l’a bien compris. Ou tout simplement, il s’en fout et n’en fait qu’à sa tête. Le résultat est le même ; depuis sa formation en 1996 à San Diego, le combo américain mélange allègrement son genre de prédilection à un peu tout ce qui lui passe sous la main et qui fait du bruit (death, black, thrashcore, heavy), pour aboutir à un résultat qui au final autant à l’un qu’à l’autre. Ce septième album ne change en rien le modus operandi du groupe, qui délivre une musique agressive, intense et souvent inattendue. Car ici, sur fonds de message profondément anti-humain et pro-animal, on saute du coq à l’âne, on hurle sa haine comme elle vient, sans se soucier le moins du monde de la logique ou de l’homogénéité. Et finalement, on ne s’en plaindra pas. certes, on ne comprends pas toujours ce qui nous arrive, jamais ce qui nous attend, mais ça permet de ne pas se lasser, même si le groupe a malgré lui des automatismes qu’on retrouve de titre en titre. Comme ses aînés, « Anthropocene extinction » est un disque qui demandera plusieurs écoutes pour être assimilé, tant il regorge de nuances et de richesses. Mais qui, comme ses aînés, vaut largement qu’on y revienne et qu’on prête attention autant au fond qu’à la forme !

Paroles de l’album

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