CANNIBAL OX : Blade of the ronin

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C’est dingue ça, pas une seule chronique de Cannibal Ox dans ces pages ? Voilà un affront au hip-hop indé qu’il faut laver au plus vite ! Pour ceux qui n’auraient pas eu l’occasion d’écouter leur premier chef d’oeuvre « The cold vein », sachez qu’il s’agissait probablement d’une des plus belles réussites hip-hop du début des années 2000. Oui, vous avez bien lu : ce deuxième album voit le jour après une pause abyssale de 14 ans. Cette pause, et la désertion de l’un des acteurs principaux de la réussite artistique du projet initial, à savoir El-P, sont des raisons suffisantes pour que de nombreux fans craignent ce « Blade of the ronin » comme la taxe d’habitation. Pourtant, s’il a certes effectué un volte-face musical assez remarquable, et qu’il pioche à présent allègrement dans des productions très variées, perdant forcément une grosse partie de son identité froide et expérimentale, ce disque n’est pas à jeter. D’abord, les flows experts de Vast Aire et Vordul Mega sont toujours là, entourés de quelques autres venus prêter main forte sur certains titres, sans que l’affaire tourne au concours du plus gros featuring, et c’est tant mieux. Ensuite, il faut dire que les zigs n’ont pas été radins, puisque c’est pas moins de 19 titres qui nous sont offerts ici. Ok, ils ne sont pas tous exceptionnels, mais l’ensemble reste très bon et équilibré, entre titres sombres et sobres et autres plus classiques et rythmés. On ne parlera plus d’expérimentation ou d’avant-garde ici, mais Cannibal Ox conserve suffisamment d’atouts dans son jeu pour ne pas tomber en disgrâce. En conclusion, oui, « Blade of the ronin » est loin d’égaler son prédécesseur, mais il reste une valeur sûre du rap indé.

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