BLISS OF FLESH : Empyrean

Aujourd’hui, mesdames et messieurs, on va s’exploser les tympans, mais s’exploser les tympans français. Et mieux que ça, personnellement, je vais le faire régional. Parce que quand on a des « locaux » doués comme Bliss Of Flesh, il faut en parler, les faire sortir du charbon, les polir dans le sens du poil pour en faire un diamant brut aux arrêtes toujours tranchantes. Bref. Bliss Of Flesh, son truc, c’est le dark metal. On est souvent assez proche d’un black metal épique et audacieux, mais les calaisiens ne jouent pas dans la même catégorie niveau idéologique. Ce troisième album présente donc 8 titres aux ambiances très changeantes, au son particulièrement clair, tranchant et puissant. 8 titres qui rivalisent sans mal avec les plus grands noms du genre. Alors oui, la personnalité de Bliss Of Flesh ne pourra pas être taxée d’unique, et on retrouvera des éléments déjà croisés ailleurs. Mais « Empyrean » n’en est pas pour autant un disque décevant. Au contraire, il impressionne par ses qualités mélodiques, sublimées par une dualité de chant certes déjà éprouvée mais toujours aussi efficace (chant clair épique / chant death black puissant), et une multiplicité de rythmes bienfaitrice. En 45 minutes, Empyrean clôture une trilogie en beauté (c’est tout ce que je peux dire, ayant déserté les deux autres épisodes), en rassurant les fans et les autres sur la vivacité du metal français, et de celle du groupe en particulier : Bliss Of Flesh est prêt à bouffer la route, et tout ce qui se dressera en travers de son chemin vers la reconnaissance. Et étant donné l’assurance et la maîtrise dont il fait montre ici, on ne doute pas qu’il y parviendra.

Site officiel

Bliss Of Flesh : Renunciation

Related Posts

  • 10000
    Difficile de qualifier la musique des italiens. Post deathcore ? Black death mélodique ? Bah, peu importe. Ce que vous avez besoin de savoir, c'est que ce deuxième album possède d'énormes qualités. Brutal, mélodique et diversifié, « In the embrace of sorrow, I smile » honore ses auteurs et montre à tout le monde…
  • 10000
    Nouveau groupe sur la scène brutal death technique américaine, Black Crown Initiate sait certainement que les places sont chères et qu'il devra batailler s'il veut se hisser dans le haut du panier. Et ce premier album, on le sent, est un témoignage remuant de la volonté de bien faire, de…
  • 10000
    Path Of No Return, quartette suédois, ne pratique ni le death, ni le black, ni le heavy prog’. C’était la première information remarquable du jour. Le truc de ces mousquetaires du son, c’est tout simplement le crossover metal hardcore. Un genre surpeuplé mais qui ne cesse d’attirer de nouveaux adeptes.…
  • 10000
    Dans la famille metalcore, je demande les danois de As We Fight, qui nous présentent ici leur premier album. Avec son riffing entre death mélodique et heavy metal, vocaux empruntant tour à tour au hardcore pur, au death ou au thrash, rythmiques carrées et ultra-efficaces, parcimonieuses parties de synthé, cet…
  • 10000
    En 2010, « No god, no satan » se jouait de l'imagerie du black metal tout en détournant ses codes purement musicaux, et emportait par la même pas mal de suffrages, dont le mien. Je m'attendais donc bêtement à les retrouver sur le même chemin, la sagesse (pffff) en plus, puisque le…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *