BAMBARA : Stray

Bambara est un groupe New-Yorkais assez discret, qui sort pourtant son quatrième album avec « Stray ». Il faut dire que le style du groupe n’est pas ce qui qu’il y a de plus radiophonique. Pourtant « Stray » m’a collé au mur. Qu’y trouve-t’on donc ? Du post punk, de l’indie rock, des guitares twang, un souffle gothique, des cavalcades qui frôlent le cow punk… Et la voix magique de Reid Blateh, capable de poser sa voix comme une chape de plomb autant que de hurler sa colère. Bambara est une formation que je comparerais bien à un Devastations ou un Murder By Death d’avant 2010. Libre, sauvage, sombre et sulfureux. Ce qui s’entend au sein de chaque titre, qui fait cohabiter format classique et interventions sonores diverses permettant de rehausser tel ou tel élément, de renforcer une ambiance. Bien sûr, « Stray » est assez uni, et d’un titre à l’autre, on retrouve une patte et une ambiance communes. Mais Bambara parvient quand même à muer suffisamment pour ne jamais donner l’impression de se répéter. Du moins c’est la mienne. Et je ne suis probablement pas impartial, puisqu’avant même d’avoir achevé son écoute, je savais que je mettrais à cet album une note située très haut, fasciné et hanté par chaque titre. En même temps, comment ne pas l’être par des titres aussi forts que « Heat lightning », « Serafina », « Death croons », « Sweat » ou «Machete » ? Vénéneux, ils vous frappent par leur noirceur et leur cynisme (ressentis même sans jeter un œil aux paroles), puis s’insinuent en vous, empoisonnant votre âme pour mieux la rallier à la cause de ce groupe ; celle d’un rock urbain aux accents americana, à la fois froid comme l’acier et incendiaire, entre titres frontaux et ballades macabres. Grand disque, grand groupe.

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