ATRAMENTUS : Stygian

Atramentus nous vient du Québec. Pas à priori l’endroit le plus sombre et désespéré du globe. Et pourtant, Atramentus pratique l’un des genres les plus misérables et dramatiques qui soient : le funeral doom. Et celui-ci est dopé au black et à l’ambiant. Bref, on est pas là pour s’en payer une bonne tranche. Ce disque annonce d’ailleurs assez clairement les choses avant même qu’on le fasse tourner : 3 titres, 44 minutes. Si vous cherchez le tube de l’été, passez votre chemin. Les 3 chapitres de cette histoire (l’album dépeint une fresque post apocalyptique néo médiévale, au sein de laquelle un chevalier, dernier survivant de son monde, voit déferler des horreurs dans son monde esseulé) fourmillent de détails et de formules éprouvées qui maximisent leur impact. Il faut dire que Atramentus a beau être un jeune groupe, ses membres sont des acteurs chevronnés du genre. « Stygian » est donc, à l’image de sa (superbe) pochette, attentif et respectueux d’une certaine scénographie ; la sinueuse progression des titres est savamment étudiée et aboutit immanquablement à un final en apothéose. La qualité est au rendez-vous ; chaque élément a beau avoir l’air de sortir de l’enfer (un enfer moite, étouffant et très, très profond, dont on ne perçoit que des ombres menaçantes dans un magma de couleurs automnales), tout est vraiment bien étudié, minutieusement agencé pour maximiser l’impact de chaque note, chaque murmure. Et en matière de doom, étant donné l’économie de moyens, c’est essentiel. C’est donc un album très excitant que nous délivre la formation, et on a hâte de vérifier que son ingéniosité et son inspiration ne sont pas près de s’épuiser !

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