ATARAXY : Where all hope fades

C’est une fois de plus le hasard du calendrier qui m’introduit auprès de ce groupe espagnol qui propose ici un deuxième opus qui s’enfonce loin dans une jungle doom death, après avoir arpenté les terres décharnées du death plus brut sur un premier album paru en 2012 sur un label plus confidentiel. Derrière cette jolie pochette à la désolation palpable, on trouve donc 6 titres assez étirés à la noirceur poisseuse. On commence avec une longue intro de presque 4 minutes qui nous met parfaitement en condition pour ce qui nous attend par la suite. « Matter lost in time » se place comme un concurrent sérieux de ce qu’on pouvait trouver chez Anathema à ses débuts (avec « Lovelorn rhapsody » et l’album « Serenades »). L’atmosphère chez Ataraxy est moins « funeral » que chez ses contemporains, avec une inclinaison certaine pour les sonorités plus classiques voir old school, mais toujours un travail poussé concernant les ambiances. « One last certainty » enfonce le clou, mais en intégrant des parties plus sauvages ; pourquoi pas ? « As Uembras d’O hibierno » renoue avec une certaine majesté et une lourdeur doom persistante, tandis que « The mourning path » joue les équilibristes entre death old school mélodique mais brutal et parties plus monolithiques voir carrément ambiant. Enfin, « The blackness of eternal night » clôt le voyage en apothéose, avec plus de 12 minutes grandioses alternant riffing terrassant, cris déchirants et accalmies temporaires, qui ouvrent sur un futur radieusement noir pour Ataraxy ! Voici donc un deuxième opus plus qu’encourageant et une formation à suivre !

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