ANAAL NATHRAKH : Endarkenment

Anaal Nathrakh a toujours eu une place à part sur la scène extrême. De par, principalement, son positionnement très particulier ; le cul entre deux chaises, la brutalité chevillée au corps et la volonté de conserver une empreinte mélodique forte portée comme un étendard. Si la plupart des albums ont une familiarité certaine, on peut tout de même trouver en chacun une avancée, un élément perturbateur qui vient remettre un tout petit peu en question ce qu’on pense du groupe, et surtout, surtout, nous dire que si on pensait avoir fait le tour de ce qu’il avait à proposer, on se trompait lourdement. « Endarkenment » est le onzième album des anglais. Et il commence par le morceau-titre, vraiment conforme à ce qu’on peut penser y trouver. Mais « Thus, always, to tyrants »… Wow. C’est le chaos sur terre ! Je ne comprends pas la place donnée à cette chanson qui nous met franchement sur une fausse piste. Parce que « The age of starlight ends » repart vers une direction plus attendue. L’album continue sur cette lancée, avec un côté beaucoup plus direct que le précédent ; ici, pas d’intros pour nous mettre dans le bain, préparer le terrain ; on entre dans le vif du sujet immédiatement. Bien sur, Anaal Nathrakh continue à fourrer son black death survitaminé avec des mélodies. Mais il le fait différemment. On retrouve ici moins de lignes de chant heavy ; ou du moins elles prennent, je trouve, moins de place. Par contre, l’intensité est décuplée. Et l’album est vraiment très bon. La plus grande réussite de cette nouvelle offrande est pour moi « Requiem », qui clôt « Endarkenment » ; le duo y intègre ce qui ressemble vraiment à de la musique classique. Ajoutez à ça une structuration mélodique assez inédite pour le groupe. Tout ça a un effet fou sur votre serviteur : je serai ravi que le groupe continue sur cette lancée, même si un petit retour à la brutalité en fin de parcours aurait pu être sympa.

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Paroles de l’album

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