49 SWIMMING POOLS : How the wild calls to me

Je ne m’étais pas encore intéressé au cas de ces français. Tout au plus avais-je lu quelque chose sur son nom intrigant, m’éclairant sur l’incongruité de ce nombre impair (en fait, une référence à une série de photos d’un photographe ricain). Mais aujourd’hui, ce nom qui me rappelle vaguement quelque chose et cette pochette transpirant la mélancolie et le mystère dans la liste de sorties suffisent à me faire plonger dans l’écoute de ce « How the wild calls to me » qui montre dès son titre ses intentions. L’histoire derrière cet album, c’est celle d’un jeune homme qui, des années avant, marche sur les plates-bandes d’ « Into the wild », décidant de quitter la civilisation pour vivre libre et seul… avant de disparaître purement et simplement. Il est donc logique que le groupe emploie un style évoquant les grands espaces et la grande nation qui a vu naître cette histoire. Entre pop, folk rock, americana et indie pop, les 14 titres de ce quatrième album illustrent parfaitement ce voyage sans retour entre émerveillement, simplicité, solitude et beauté. L’album commence d’ailleurs très fort avec les superbes « Song for Waldo », « When I go I will leave no trace » et « Wandering boy » : on s’y sent immédiatement bien. La suite ne me fait pas mentir. Si tous les titres ne sont pas porteurs de cette magie simple, ils n’en sont pas éloignés, et on passe un moment rare ici, portés par la voix pleine d’émotion d’Emmanuel Tellier, par son écriture fine et maline. 49 Swimming Pools joue sur plusieurs registres musicaux et varie les ambiances et émotions, et réussit son coup haut la main avec ce disque.

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