THOMAS HOWARD MEMORIAL : At the end of the yard

Je vous ai déjà parlé en ces pages de The Craftmen Club. Eh bien, Thomas Howard Memorial est né de la cuisse du combo, à la base comme un simple side-project folk. Et puis comme toutes les créatures de ce type, il a grandi, muté, et aujourd’hui c’est une entité à part entière, avec une envie de vivre grandissante, dévorante même. La preuve ? Cet ep. Bon, ok, c’est juste un ep. Sauf que cette année, Thomas Howard Memorial a enregistré un album, qui sortira dans quelques mois. Et que, comme si ça n’était pas suffisant, le combo a pris le temps d’enregistrer en plus les quatre titres (et une intro) qui habitent ici, « At the end of the yard ». Gonflé, quand même. On pourrait même trouver ça présomptueux, non ? Et risqué, évidemment. Parce qu’il faut avoir sacrément confiance en son travail pour faire débourser la fanbase deux fois en un an. Sauf que, voilà, il s’avère qu’à l’écoute, ça se justifie. Bien sûr, quand on ne connaît pas – comme moi – « Foreword » ressemble plus à l’amorce d’un disque post rock sombre. Mais quand « A river of sand » arrive, on comprend vite qu’on à face à nous autre chose. Oui, c’est sombre, mais ça touche plus au rock indé. Et à une certaine forme de pop. Avec un côté attraction / répulsion, et un goût de revenez-y. Puis vient « Le moment ». Si on ne s’attend pas à un titre en français, on oublie vite l’idiome pour s’abreuver de la noirceur vénéneuse du titre, pour le coup pas très éloignée du post rock. C’est donc dans les meilleures dispositions que nous trouve « Ride for yourself », tout aussi crépusculaire, mais beaucoup plus traînante, sorte de ballade pop au feeling doom. Enfin, « The little child at the end of the yard » sonne comme une plainte pop baroque. De l’aveu même du groupe, l’ensemble de ces chansons traite de dépression. Et ça s’entend. Alors oui, on déconseillera cet opus pour une fête entre amis. Mais ça ne l’empêche pas de se montrer plus que convainquant et rassurant sur les intentions de THM pour le futur, qui, même si elles ne sont pas dans la même tonalité (« At the end of the yard » est composé de titres plus ou moins vieux mais jamais enregistrés avant), auront probablement aussi ce petit plus qui fait qu’on les trouve bien plus qu’intéressants. A suivre !

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