THE WANDERING HEARTS : Wild silence

Et hop, encore des européens qui se prennent pour des ricains avec leur musique folk – americana ! Non mais ça commence à bien faire ce partage des connaissances, ces métissages à qui mieux-mieux.Fût un temps plus simple où c’était chacun chez soi, le portugais maçonne, l’italien fait semblant de tomber au foot, le parisien fait la gueule, et maintenant, hop, par je ne sais quelle fantaisie, chacun fait ce qu’il veut ! Si on continue comme ça, faudra pas s’étonner que, je ne sais pas moi, les femmes demandent également à participer aux jeux du cirque ! Enfin, bref, n’y pensons plus. The Wandering Hearts est donc un quatuor grand-breton mixte (vous vous rendez compte ? Ok j’arrête) dont les membres devaient probablement avoir le cable en étant gamins, puisqu’ils semblent avoir été biberonnés à la folk pop américaine et à d’autres trucs hybrides type Fleetwood Mac qu’ils ont eu le bon goût et l’intelligence de citer parmi leurs influences sur leur page facebook parce que, ben ouais, ça s’entend. Alors maintenant que vous savez ce que vous allez trouver ici, je vais vous informer sur le comment c’est fait. Bien. Bon, voilà, j’ai fini mon taf, je rentre chez moi. Ah c’est pas assez ? Bon alors voilà : douze titres, 41 minutes, une dualité de voix permanente, des chansons assez évidentes pour être reprises en choeur dans des stades, mais des stades entre deux canyons, des stades ruraux, où les gens viennent en ’tiags, pas en tongs. Et oui, quand on s’y penche un peu, on se rend bien compte que outre le côté bien foutu, ça reste assez facile. Mais du coup, ben, ça marche pas mal. Très très pop, la folk americana du groupe est armée et produite pour ratisser bien large, et ses intentions étant claires, on ne trouvera pas grand-chose à lui reprocher. Le rapprochement avec un First Aid Kit est assez évident, les deux formations partageant le même charme et les mêmes limites. Mais si The Wandering Hearts a réussi à se faire démarcher par un label en une demi-heure de présence musicale sur la toile, vous vous doutez bien qu’ils a un certain potentiel. Alors si vous voulez vous y frotter, grand bien vous fasse !

Site officiel

Paroles de l’album

The Wandering Hearts : Devil

The Wandering Hearts : Burning bridges

Related Posts

  • 10000
    Troisième album pour le trio folk pop rétro The Lone Bellow. Le groupe a déménagé de Brooklyn à Nashville. On pourrait dire que ça s’entend, mais il n’y a finalement rien ici qui ne soit pas déjà inscrit dans l’ADN du groupe depuis ses débuts. Assez coté par chez lui…
  • 10000
    Si en passant, le nom de Suzanne Santo vous a fait tilt, c’est que : 1/ vous l’avez croisée dans une série, ou un film, car elle est aussi actrice. 2/ Vous l’avez croisée au sein de son duo HoneyHoney, combo d’americana qui connaît son petit succès. 3/ Vous l’avez vue…
  • 10000
    Avec ce nom qui ferait fantasmer nos (hum) grands comiques nationaux tant il est promesse de jeux de mots truculents, The Pines pourrait être perçu comme un groupe comme un groupe de petits rigolos, ou juste un groupe à éviter. Ce serait dommage, car ces américains ont développé depuis leurs…
  • 10000
    Des disques comme « Beautiful you », vous n'en trouverez pas à la pelle sur Adopte Un Disque. Pas parce qu'il est meilleur que les autres, plus original, mieux composé, mieux produit, que sais-je encore. Dans son genre de prédilection, il n'est pas non plus une référence, et ne fera pas forcément…
  • 10000
    Le charme de « My silver lining » avait comme pour beaucoup de pauvres bougres fait son effet sur moi en 2014. Les sœurs Söderberg y montraient une propension à créer la mélodie parfaite, interprétée de manière fraîche et percutante. Et l’album, sans égaler ce single imparable, n’était pas mal non plus.…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *