THE FOLSOM PROJECT :The wolf and the skull

Ah ben oui. Avec ce nom qui évoque Johnny Cash, ce look et ce titre qui laissent espérer un rapport avec l’americana bien cradingue, il fallait que j’écoute The Folsom Project. Bon, en vrai, ça n’a pas grand-chose à voir. Ok, en creusant un peu, avec de l’imagination, on pourrait y trouver quelques accointances. Mais ce qu’on trouve surtout ici, c’est un drôle de mélange entre trip hop, indie rock et, euh, musique de film ? Quelque part entre un Ozark Henry des débuts et un Trentemoller, avec des pointes trap en plus qui rendent le tout plus actuel, des cordes, et une bonne grosse dose de talent. Chaque titre est différent, chaque titre est excellent, avec cette noirceur qui leur colle à la peau. Ronsam Malpica, le génie derrière ce projet, a étudié pendant un an la composition musicale à San Francisco (Folsom est le nom de la rue du lieu où cet album a été composé). Les initiales sont S.F., vous pensez que c’est une coïncidence ? Pas moi ! Effectivement, « The wolf and the skull » a quelque chose à voir avec la science-fiction : il est porteur d’une atmosphère surréaliste, d’un souffle qui confine à la magie. Ne vous attendez pas tout de même à une œuvre qui tutoie les ambiances de la synth wave, on y est pas du tout ici. C’est plutôt du côté « hors du temps s ou « hors de la réalité » qu’il faut chercher. Les titres ont des tempos fluctuants mais souvent assez lents. Les voix prennent différentes formes, tantôt rappées, scandées, chantées, en choeur, en solo… L’instrumentation joue un rôle prépondérant, ne cessant de se transformer et se transcender au fur et à mesure. « The wolf and the skull » est un très bon disque, une première œuvre impressionnante de maîtrise et de profondeur !

Facebook

Instagram

Related Posts

  • 10000
    Quand on est le fils d’une star mondiale, d’un indécrottable globe-trotter, d’un musicien émérite… on étonne personne quand on suit les traces de papa. Dhani Harrison a pourtant attendu longtemps avant de se lancer en solo, après avoir fondé en 2006 le groupe « thenewno2 », écrit des musiques de film, participé…
  • 10000
    Josephine Philip et Ina Lindgreen sont deux filles de Copenhague qui aiment la musique, et ont décidé d'en faire en duo après une rencontre au sein d'un groupe de ska. Voici des infos capitales dont on se fout complètement pour appréhender correctement « Dance and cry », le deuxième album des dames.…
  • 10000
    Découvert un peu par hasard (et sur le tard) avec "Into the great wide yonder", son deuxième album, le danois Anders Trentemøller m'avait impressionné par sa capacité à marier musique électronique et musique cinématographique, y incluant à l'occasion des petits morceaux d'une culture rock non feinte. Autant dire que ce…
  • 10000
    Je n'avais jamais entendu parler du danois Trentemøller, qui a pourtant apparemment déjà édité un chef d'œuvre du nom de « The Last Resort » en 2006. Je me rattraperai donc avec ce 2e opus à la pochette inquiétante et intrigante. « The Mash And The Fury » pointe son nez, et me fait…
  • 10000
    Quand on prend pour référence un film de Kubrick pour s’identifier et asseoir sa carrière, c’est qu’on a déjà pas mal le goût de l’aventure. Alors même sans connaître le style pratiqué par Monolithe Noir, on se doute que… eh bien, justement, le style ne sera pas forcément aisé à…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *