SUMIE : Lost in light

Oui, Sumie est un drôle de pseudo pour une artiste. Mais faites bien pas les malins, mes gens, parce que son nom véritable, à la dame, c’est Sandra Sumie Nagano, et c’est quand même moins aisé à retenir. Et puis d’abord, Sandra, c’était déjà pris par une chanteuse allemande à succès des années 80 (les plus anciens me suivent, les autres sont largués) qui d’ailleurs – instant culture – a eu une carrière plus longue et riche que ce qu’on pourrait penser, puisque c’est sa voix qu’on entend sur les singles d’Enigma (les uns peu moins anciens me suivent, les autres sont largués deux fois en deux phrases, on va arrêter là les références). Bref, Sumie est suédoise et a choisi de s’exprimer au travers d’une pop folk assez cafardeuse, il faut bien le dire, mais au demeurant très réussie. « Lost in light » est le deuxième album de l’artiste, et ressemble pas mal au premier disque éponyme. On notera tout de même un épaississement des atmosphères qui va vraiment dans le sens des chansons. Un style que l’on pourrait rapprocher d’artistes comme Miranda Lee Richards, A Girl Called Eddy, Maggie Bjorklund ou Promise And The Monster. On trouvera donc ici de belles chansons à l’acousticité épaulée d’une voix superbes toute en émotion et en douceur, de quelques chœurs disséminés aux endroits stratégiques, quelques trompettes rehaussant le tout, de quelques effets savamment dosés… et pas grand-chose d’autre. Non pas parce que Bella Union (chez qui elle n’a clairement pas atterri par hasard) n’y a pas mis les moyens, mais juste parce que ça suffit comme ça à rendre justice au talent de Sumie. « Lost in light » est donc une œuvre belle et triste à la fois, et une jolie rencontre de plus.

Site officiel

Paroles de l’album

Sumie : Fortune

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