HUNDREDS : Eponyme

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Après avoir parlé du dernier et vanté les qualités de cet album éponyme, il fallait bien que je m’attelle à réparer l’injustice qui lui est faite de ne pas figurer en bonne et due forme dans ces pages ! Le voici donc, ce « Hundreds » premier du nom, celui par qui le culte arrive. Un frère, une sœur, pas beaucoup de possibilités, mais pas mal de talent pour composer un trip-hop à la fois accrocheur et malin, puisque celui-ci va puiser dans la pop son architecture et dans l’electro plus générique ses sonorités. Un trip-hop non bristolien, plus lumineux et léger (malgré un artwork qui laisse à penser tout le contraire), ne reniant en aucun cas son côté mélancolique, mais l’amenant de façon plus pondérée et progressive. Un bien bel album, d’autant plus pour une première œuvre, qui malgré quelques titres un peu trop classiques tire facilement son épingle du jeu à l’époque, et conserve un charme certain aujourd’hui.

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Hundreds : I love my harbour

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    La pression sur les épaules des Bruxellois d'Hooverphonic devait être énorme après le succès mondial de « The Magnificent Tree », leur album précédent, dont le tube imparable « Mad about you » avait mis tout le monde d'accord. Nombreuses auraient été les formations à se déballonner devant une telle…
    Tags: de, un, à, une, electro, hop, trip, pop
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    Le voici donc, le petit frère de "Eyelid movies", premier album du duo Phantogram, pas passé inaperçu en 2009 grâce à son electro-pop / trip-hop délicate et racée aux influences plus que respectables. Attendu, espéré, "Voices" n'a pourtant pas tant de pression sur les épaules que ça : héritier direct…
    Tags: de, plus, album, trip-hop, à, electro, hop, trip, pop
  • 71
    Retour inespéré pour l'autre monsieur Johansson de l'électro, Bardi de son prénom, plus connu sous le pseudonyme de Bang Gang. Après sept ans d’absence (sous ce nom du moins), on aurait pu croire qu'on l'avait perdu pour de bon. C'eut été vraiment dommage. Dans l'absolu, déjà, puisque l'islandais nous a…
    Tags: de, à, un, pop, trip, hop, indépendante, electro

DERU : Say goodbye to useless

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Malgré le sample très « spécial » (je vous laisse le découvrir) des deux premiers titres de ce troisième album de l’américain Deru et son artwork faisant apparaître une aile, cet album n’est en rien un disque de musique chrétienne. Inconnu par chez nous malgré des collaborations assez prestigieuses côté bandes originales (la bande son du dessin animé Avatar – pas celui avec les schtroumpfs, Kung Fu Panda, quelques trucs DC comics) et spectacles (avec le ballet de l’opéra de Paris à l’occasion d’une adaptation de Darwin), Benjamin Wynn alias Deru navigue dans les eaux electro / trip-hop / abstract hip-hop depuis 2005. Il livre ici une musique douce, cotonneuse et mélancolique, savante et maîtrisée. « Say goodbye to useless » est un disque magique qui aurait pu sans mal concurrencer des sorties bristoliennes, bien qu’essentiellement instrumental et plus un poil plus electro. Il constitue en tout cas sans conteste une pépite oubliée à redécouvrir d’urgence !

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Deru : Peanut butter & patience

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    Je suis des yeux ce dj et mc toulousain depuis un bon moment déjà ; depuis 2011 et son « Lullabies for insomniacs », et je pouvais déjà à l'époque affirmer sans sourciller que ce bonhomme avait du talent. Oui, bon. Des français surdoués de l'electro, franchement on en manque pas ; alors pourquoi…
    Tags: de, à, un, hop, trip, electro, abstract, hip
  • 71
    L'année dernière (mais c'est qu'on est productif, monsieur Cyril Capra!), j'avais reproché à Kognitif son manque de folie, contrebalancé il est vrai par une technique certaine et de bonnes idées. Me voici avec le 3e album entre les esgourdes, l'occasion de voir où en est le français. Les 30 secondes…
    Tags: de, plus, un, assez, à, une, hop, trip, electro, hip

ZOMBIE, Rob : Hellbilly Deluxe 2

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Fichtre ! C’est qu’on croyait qu’il avait oublié la musique, Monsieur Rob Zombie, à force de taper dans le remake de film de genre ! Et puis, il faut dire que le monsieur avait un peu tendance à la redite, alors on était pas sûr de louper grand chose… « Hellbilly Deluxe 2 » donc. On prend les mêmes et on recommence ? Oui, exactement. Un peu plus rock n’roll, cette suite annoncée se situe dans la droite lignée du volume 1. Quelques titres sortent du lot (« What », « Virgin Witch », « Werewolf Women Of The SS »), les autres se contentent de remplir la « charte Rob Zombie » : riffs gras, univers fantastiques, références sonores aux films de genre, influences heavy metal et stoner… Tout est là. Pourtant, si on arrive à y entrer assez facilement, on en ressort tout aussi aisément. Nous pas que ce soit ennuyeux, c’est juste tellement sans surprise que ça nous passe au travers.

Paroles de l’album

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HANS ZIMMER : Sherlock Holmes

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L’increvable Hans Zimmer, décidément beaucoup courtisé ces derniers temps, nous livre l’une de ses partitions les plus originales avec la musique de ce « Sherlock Holmes » nouveau. Influences tziganes, ambiance corsaire à la « Pirates des caraïbes » et automatismes du monsieur s’y entrechoquent pour faire naître une ambiance à la fois mystérieuse et grandiose. Incroyablement réussie, cette bande originale est assurément l’une des meilleures de ces dernières années, un classique immédiat, un indispensable du genre, qui donnera l’envie à quiconque l’écoute de courir voir, acheter ou louer le film qui lui correspond. Bravo monsieur Zimmer, vous êtes une légende vivante, et rejoignez le panthéon des grands compositeurs du du 7e art !

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YODELICE : Cardioid

Yodelice_Cardioid

Penser un deuxième album est un exercice ardu en général, mais d’autant plus lorsque le premier a fait un monstrueux carton, et que le passé musical du compositeur laissait largement à désirer. Maxim Nucci a du vivre certains de ses plus grands moments de doute et de stress une fois ce « Cardioid » pressé… Sans lui trouver d’excuses, on comprendrait que tout ça aboutisse à une certaine forme de suicide commercial ou artistique ; c’est déjà bien souvent arrivé par le passé. Heureusement, lorsque s’installe le premier titre, « Breathe In », on est rassurés ; le groupe a su évoluer, s’éloignant un peu de la pop folk qui le fit connaître pour adopter une expression plus typiquement pop indé, où les influences anglaises (Led Zep, Radiohead) ou plus roots (le blues est souvent évoqué) transparaissent. Influences qui pourraient le rapprocher d’un groupe comme Aaron sur son premier album. On peut trouver pire comme comparaison. Mais tout ça est fondu dans une musicalité où piano, guitare acoustique, rock, cuivres et expérimentations contrôlées s’entrechoquent pour le plus grand plaisir de nos sens. Et là, on se dit qu’il est fort ce Monsieur Nucci, car il a réussi à composer un album qu’on a pas envie, et aucune raison de comparer à son prédécesseur ; ce sont deux très bons albums, que l’on peut écouter en boucle, mais totalement différents dans la forme. Certes, cette mutation pourrait être perçue comme une fuite en avant, mais on ne va pas s’en plaindre tant le résultat est à la hauteur de nos espérances !

Paroles de l’album

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Yodelice : More than meets the eye