MAD CADDIES : Just one more

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Quand on parle de Santa Barbara, ça évoque (du moins pour moi qui suis déjà sur la pente descendante de la vie, bouhouhou, envoyez-moi vos dons) plus un soap opera généreux en blondeurs peroxydées et en permanentes vertigineuses qu’une formation musicale. Et pourtant, c’est bien là que Mad Caddies a vu le jour. Si « Just one more » est le 4e album du groupe, il ne fait pas qu’asseoir sa (relative) notoriété dans la scène ska-punk. Il réaffirme l’originalité du groupe, apparu en 1995 dans ce qu’on peut objectivement considérer comme un carcan, mais qui s’en est très vite défait grâce à ses influences ouvertement jazz new orleans, disséminées à doses homéopathiques mais suffisamment marquées pour être marquantes. Une ouverture d’esprit qui sert forcément des formats de chansons déjà très pop (sur la plus grosse part du disque), même si Mad Caddies sait à l’occasion encore jouer des coudes (et des riffs) pour se faire respecter (« Contraband », « Day by day », « Riot »). Et puis, au milieu de tout ça, deux titres parviennent à allier les deux de façon remarquable ; l’imparable « Villains » et la faussement sage « Silence ». Entendons-nous bien ; l’album est une pépite, mais ces deux seuls titres en justifient déjà l’acquisition. Ils sont l’incarnation de ce qu’on attendait, de ce qu’on attend et de ce qu’on attendra du groupe. Est-ce qu’il a rempli son contrat pour la suite ? Je ne spoilerai pas, mais la réponse est à un petit clic !

Paroles de l’album

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Mad Caddies : Leavin’

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EZ3KIEL : Barbary

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Attendus au tournant après un premier album très réussi, les français d’Ez3kiel continuent leur route en mixant dub, electro, reggae, rock et hip hop sur ce « Barbary » d’anthologie, entourés d’invités inattendus (une ex Zap Mama, les belges de DAUU, et surtout Angelo Moore de Fishbone) et apportant toujours plus d’attention à l’aspect visuel de son art (autant dans l’artwork que sur scène). Plus mélancolique, plus sombre, ce disque est d’une profondeur et d’une richesse rarement atteintes en France dans ce domaine, et impose ses auteurs comme des cadors de la scène electro européenne.

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ELISTA : Eponyme

elista elista

Deux chanteurs, un auteur, de l’ambition, de la mélancolie, de bonnes idées et pas l’envie de choisir entre rock et chanson française, voilà comment on peut résumer les parisiens d’Elista. Ils signent ici un premier album entraînant et original, porté par « Debout », un single imparable. Un premier essai réussi, même si imparfait, à découvrir.

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Elista : Debout

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ZYKLON : Aeon

zyklon aeon

Alors que le légendaire Ihsahn reste désespérément muet, l’autre moitié d’Emperor, Zyklon (alias Samoth, Trym + deux membres de Myrkskog) remet le couvert pour un second banquet atomique. Si on y retrouve encore quelques plans et automatismes comparables à ceux de la gloire Norvégienne, la musique du groupe s’oriente de plus en plus vers les premières amours du guitariste, le death metal. C’est donc à un death black virulent que nous avons ici affaire. un album qui fait parfois penser au « Gateways To Annihilation » de Morbid Angel au niveau des dissonances et de l’architecture des morceaux. N’ayez crainte cependant, Zyklon ne se contentera jamais de n’être qu’une imitation et garde son identité propre. Reste un bon album, « Aeon », qui plaira plus aux fans de brutal death et death technique qu’à ceux du regretté Emperor, qui devront chercher ailleurs un ersatz pour pallier au manque…

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Zyklon : Core solution

Zyklon : Psyklon aeon

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YEARNING : Evershade

yearning evershade

Voilà un retournement de situation très agréable. Après un « Frore Meadow » un peu décevant, Yearning recentre son art sur le gothic doom plus original et personnel de l’exquis « Plaintive Scenes ». Certes, le style est plus édulcoré et moins doom, mais l’essentiel est là ; un chant clair magnifique et inimitable, des mélodies touchantes, des chorus et soli de guitare superbes, une batterie très bien mixée, une dose d’expérimentation… Tout cela concourt à faire d’« Evershade » un album onirique, aérien, envoûtant, riche et simplement beau. Le duo finlandais s’est (encore une fois) surpassé tout en évitant la redite. Comment ne pas succomber ?

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