SIMON, Emilie : Mue

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On peut accuser Emilie Simon de beaucoup de choses. De jouer de son physique et son joli minois sur ses pochettes aguichantes, d’abord. Mouais. En même temps, c’est un ravissement pour les yeux. Difficile de ne pas craquer sur son visage d’ange aux traits délicats et au regard désarmant. On pourrait l’accuser de singer ses aînés. Mouais. Ce serait de la pure mauvaise foi, car même si des certaines références viennent à l’oreille, la montpelliéraine les habille à sa sauce, les transforme et les triture. Ah oui, tiens, d’avoir des connexions, d’être pistonnée ! C’est sûr, la demoiselle vient d’une famille de musiciens, et les choses ont du en être facilitées. Mais elle aurait pu alors se contenter de jouer l’interprète de chansons mièvres et faciles, récoltant gloriole et pactole ; on en est plutôt loin. Ce qu’on ne peut pas lui reprocher en revanche, c’est son immobilisme. D’album en album, elle réinvente son univers, prend des risques, joue les équilibristes du son. Ici encore, et après un album et une période troublée et troublante, et un « Franky knight » cathartique, la dame redistribue les cartes. L’amour. Inconditionnel, fantasmé, perdu, entrevu, il recouvre de ses ailes pourpres les onze titres de ce sixième album. Chanson jazzy, électro-pop, pop-funk, pop orchestrale classieuse, pop rock soft, rythmes latinos, les ambiances sont diverses et complémentaires. Pourtant, l’ensemble reste digeste et possède un liant grâce à la voix caressante et douce de la petite fée de l’électro. Forcément plus léger et positif que son prédécesseur, « Mue » conserve le côté soyeux et scénographié de ses aînés, et s’avère tout aussi réussi. Emilie, j’ai pris perpète…

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