RITUALZ : Doom

Fondé en 2010, Ritualz est le jouet du mexicain JC (peu de chances que ce soit Jean-Clotaire) Lobo, qui a vraisemblablement écouté pas mal de Skinny Puppy et de ses rejetons putassiers avant de se lancer dans l’aventure musicale. Pourtant, si le fantôme du chiot famélique plane souvent, ce n’est pas son côté le plus agressif et malsain qui saute le plus aux yeux. On est plus proche des morceaux hybrides de « The Process » et sa suite ici, quand la mélodie et la forme plus « pop » ou du moins « chanson » venait rejoindre l’expression plus classique techno indus qu’on connaissait au groupe. Il est donc là, ce « Doom » ; sombre, percussif, industriel, dramatique et beau. Ainsi, « Trash mental » peut évoquer un « Killing game » moderne (la classe quand même), et « To black » se rapprocherait plus d’un « Empte » (la classe aussi), en plus pop. « Journey » verse plus dans l’electro-goth ou le post-punk malade. « Rats » se situe entre dark wave et goth ambiant. « Spazz » et « Agony » sont des interludes dark ambiant réussies. « Echoes » et « Lust eternal » sont d’autres réussites éclatantes de l’album, entre dark wave et electro dark. « Doom » est une autre interlude, mais bien plus dark et teintée de metal, préparant le terrain à une « Pig » plus cauchemardesque et violente que les autres plages. Et enfin, « The last of us » ferme la marche en conjuguant brouillard industriel et mélopée dark wave lugubre : un titre qui convient parfaitement à une fin de disque. Pour une première rencontre, celle-ci est donc décisive et installe Ritualz comme une valeur déjà sûre d’un genre dont il est un représentant unique !

Site officiel

Ritualz : Trash mental

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