PC NACKT : Plunderphonia

Vous connaissez la série de compilations « Je n’aime pas le classique, mais ça j’aime bien » ? Non ? Et bien, elles se proposent de sélectionner des extraits, les extraits les plus accrocheurs possibles pour l’oreille impie au sein de la musique classique, d’où qu’elle vienne. Et bien, PC Nackt pourrait se réclamer de la même logique, de la même volonté. Le cerveau derrière ce nouveau projet, Patrick Christensen, a échantillonné une sélection de classiques du classique, puis les a désassemblés, rejoués et réarrangés à sa sauce. Autant vous dire que le résultat tient autant de la musique contemporaine que de l’electronica. Il faut dire que c’est un exercice dans lequel le musicien et compositeur est déjà expérimenté, et que ses nombreuses collaborations, avec Apparat ou José Gonzalez, ses autres projets The String Theory ou Warren Suicide l’ont habitué à côtoyer différentes ambiances et univers en bâtissant des ponts entre ceux-ci. Il était donc tout indiqué pour être le premier à se lancer dans ce qui est en fait une série, dont le concept est d’aller chercher des éléments inhabituels, les retravailler pour en extraire un nouveau sens musical. De ce point de vue, ce « Plunderphonia » premier du nom est assez bien goupillé ; on retrouve bien tous les marqueurs de la musique classique, mais la forme est ici clairement plus contemporaine, expurgée des diktats de telle ou telle époque, telle ou telle école. Bien sûr, les allergiques à la grande musique auront tôt fait de tourner les talons ; les éléments électroniques sont ici assez discrets, et c’est plus dans la technique, la construction que dans le son qu’on les percevra. Chaque titre ici se présente comme une symphonie de poche, une musique de chambre chiptunée, et si chacun fait référence à l’espace, le tout s’avère plus intime que gigantesque. En tout cas, c’est une très belle initiative qu’à eue là !K7. Espérons que le reste de la série soit tout aussi passionnante et créative !

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