PENNYWISE : Never gonna die

Oh, il peut le clamer haut et fort, le californien Pennywise, qu’il est increvable ! 30 ans d’une carrière dont jamais les fans ne se sont détournés, onze albums à peu près égaux, un style qui n’a pas pris une ride, un line-up stable (on mettra de côté le court épisode Zoli Teglas)… On ne pourrait pas rêver mieux. Ah si, tiens, une mise en avant récente grâce à un nom qui évoque une œuvre culte d’un auteur culte devenu un film en passe d’être culte ; pas mal ! Et côté contenu ? Eh bien, « Never gonna die » est un disque de Pennywise pur jus : direct, mélodique, engagé, efficace. Alors non, il n’est pas décevant. Mais rien n’y diffère vraiment des autres disques du groupe. Pennywise trace son sillon punk rock comme il sait le faire, intègre et droit comme un I. C’est ce que ses fans lui demandent, et c’est ce que les curieux de passage seront vraisemblablement venu chercher. Les rageux, eux, diront que ce disque est inutile, comme ils l’ont fait avec les précédents. Moi, je dis que la perspective de s’enfiler 39 minutes d’un genre connu et apprécié, sans risquer la moindre mauvaise surprise, c’est un bon plan. Alors je valide « Never gonna die » !

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    Vieux routier du punk rock, Pennywise a beaucoup fait parler de lui à l'occasion de ce neuvième album, disponible en téléchargement gratuit par le biais de myspace. Il faut dire que c'est un peu le seul moyen de faire parler de soi quand on pratique un punk rock certes très…
    Tags: punk, album, pennywise, lui, on, rock

MOTHRA SLAPPING ORCHESTRA : Catch your monster

La vie est faite de choix. Et force est de constater que certains sont plus simples que d’autres. Moi, j’ai des goûts musicaux assez affirmés malgré les apparences. Et en bon bouffeur de musique, j’aime aussi en découvrir qui vient de coins exotiques ou improbables. Alors quand Mothra Slapping Orchestra se présente à moi avec son rockab’ – psycho garage et me révèle qu’il vient de l’île de la Réunion, j’ai l’impression d’avoir les trois cocotiers à la machine à sous. « Catch your monster » marque une nouvelle étape dans la musique du groupe, qui passe de quatuor à trio, mais reste toujours attaché aux mêmes styles musicaux. MSO, qui s’est déjà auparavant illustré par ses reprises, nous accueille par une « Personnal Jesus » de Depeche Mode revisitée de façon assez convenue (ils ne sont pas les premiers à le faire) mais efficace. C’est par « Dirty wookie boogie » qu’on se rend vraiment compte de l’ampleur du son du combo : blues, rock, psycho, punk et honky tonk s’entrechoquent, et une choriste vient même prêter main-forte à Eric. Bref, c’est varié. « In love with my vampire s’avère plus rock-rockab, tout comme « My favour ». Mais comme pour l’ensemble des titres, on a pas l’impression de se replonger dans un disque d’époque. « Catch your monster » a un son très brut, très punk, et do it yourself assumé. « Igor » joue à fond la carte du film de série Z, et s’avère assez fun. « Let me be your frankenstein » est un psychobilly plus classique mais convainquant. Enfin, « Boogie trash dogs » et son insert Star Wars finissent le travail en beauté. Bon, je ne vais pas vous mentir, « Catch your monster » manque un peu d’épaisseur et de personnalité : on sent que le groupe est « juste » là pour se faire plaisir. Mais impossible tout de même de ne pas en déceler les qualités : conviction, énergie, passion et musicalité sont au rendez-vous. Une halte sympathique qui appelle une suite encore mieux roulée !

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WE WERE SHARKS : Lost touch

Il faut bien le reconnaître, Victory Records a toujours eu le nez creux pour repérer et signer de chouettes groupes emo / punk / core. Et le prouve une fois de plus avec ces canadiens et leur deuxième album impeccable dans le genre. Justement, puisqu’on parle de genre, attachons-nous à décrire ce qui nous berce pendant une petite demi-heure. Pas vraiment compliqué, le pop-punk-emo du sextet m’évoque immédiatement Fall Out Boy et… Bayside. Pas sous leur forme actuelle, non, plutôt en prenant la tangente quelques années en arrière, autour de 2005-2006, en plein boom d’un genre accrocheur, léger et énergique. Impossible de ne pas taper du pied ou chantonner face à ces dix titres qui font tout (et le font bien) pour nous ramener en pleine adolescence. Maintenant, soyons clairs : la valeur ajoutée de « Lost touch », je la cherche encore. Il n’est « juste » qu’un très bon disque d’un genre déjà éprouvé, chargé en good vibes et ne visant rien d’autre que le plaisir immédiat. Si ça vous va, vous trouverez en We Were Sharks des compagnons idéaux de journées / soirées estivales entourées d’amis et synonymes de bons moments. Sinon, vous pouvez passer à autre chose dès maintenant !

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We Were Sharks : Ashley

We Were Sharks : Hotel beds

HOT SNAKES : Jericho sirens

On le savait, les récentes rééditions de la discographie complète du combo ricain Hot Snakes étaient surtout prétexte à la reformation du groupe, décidé à en découdre de nouveau avec son style de prédilection post hardcore / punk rock / indie rock sauvage et mélodique. Ce genre de reformations n’ayant plus rien d’original ou d’inattendu, on pouvait s’attendre à tout avec ce nouvel album. Heureusement, « I need a doctor » remet tout de suite les pendules à l’heure : le combo n’est pas là pour plaisanter, et pourrait même enterrer bon nombre de ses concurrents quel que soit leur moyenne d’âge. Hit immédiat, il caracole en tête des meilleurs titres de ce quatrième album. Par contre, les deux suivants (« Candid cameras » et « Why don’t it sink in ? ») se la jouent noisy et violents, se montrant même un peu trop extrêmes par rapport à ce que votre serviteur attend d’un Hot Snakes en 2018. Mais « Six-wave hold down » vient vite rétablir l’équilibre, suivi de près par le morceau-titre. Pas de doute, le groupe sait encore alterner caresses et griffes de la plus belle des façons. La plus punk « Death camp fantasy » prend le relai. On le comprend, il n’y aura pas de temps mort ici. « having another ? » se fait encore plus urgente et intense. « Death doula » et son riff obsédant manque encore un peu de conviction pour nous éblouir (même s’il se montre assez adroit). En revanche, « Psychoactive » est une bombe immédiate. Enfin, « Death of a sportsman » clôt la session en beauté, avec cet exaltant parfum nineties qui le traverse de part en part. 30 minutes, 10 titres, Hot Snakes nous braque sans flingue, repart avec la caisse, notre pantalon et nos félicitations. Quelle claque !

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  • 81
    Bon, ok, je triche un peu ici. « Suicide invoice » est techniquement sorti en 2002, mais ressorti avec l’ensemble de la discographie des affolants Hot Snakes le 19 janvier dernier. Et j’en profite donc pour vous toucher un mot de cet excellent disque, celui du milieu pour être précis. On ne…
    Tags: l, hot, snakes, album, cet, hardcore, post, d, s, rock

THE PACK A.D. : Dollhouse

THE PACK A.D. : Dollhouse

Sympathique duo garage punk canadien, The Pack A.D. ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable, mais assez bon pour que je retienne son nom et la teneur générale de « Positive thinking », leur précédent disque évoqué dans ces mêmes pages : des mélodies acidulées, un riffing bien rock, et une énergie maîtrisée. Deux ans plus tard, c’est bien simple ; on prend les mêmes et on recommence. La voix assez masculine de Becky Black dégaine toujours des textes désabusés et engagés, et la musique du groupe va sans gêne chasser du côté du rock n’ roll le plus brut et bluesy. Pas du genre à se laisser enfermer dans une maison de poupée, les donzelles, plutôt du genre à défoncer les portes d’un air nonchalant. En tout cas, les neufs titres de ce sixième album n’ont aucun mal à nous envahir le pavillon ; The Pack A.D. confirme son statut de trublion pop punk aux qualités mélodiques bien établies et à l’anti-establishment chevillé au corps. Encore une fois, « Dollhouse » n’est pas le disque qui changera votre vie, mais pourrait bien être un de ceux qui vous donneront la pêche en ce début d’année polaire.

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The Pack A.D. : Dollhouse

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    Duo féminin venu du pays de l'autre poutine, The Pack A.D. joue depuis 10 ans un garage rock très punky. Et n'a pas chômé depuis 2006, car « Positive thinking » est le sixième album du groupe. Ce côté stakhanoviste accolé au genre pratiqué pourrait laisser croire que « Positive thinking » a été…
    Tags: plus, thinking, positive, the, pack, garage, côté, rock, ne, assez