GOST : Possessor

Prenez l’imagerie et quelques tics musicaux du black metal, les mélodies et l’énergie du dark synth, mixez le tout et vous obtenez ce disque, le plus original et personnel de notre ami ricain. L’intérêt de « Possessor » est bien là ; il possède une personnalité qu’on ne peut pas comparer avec nos talentueux poulains tricolores (Perturbator, Carpenter Brut, Dan Terminus, etc) de par l’ajout de blast beats (ça fait tout drôle la première fois, mais on s’habitue) et de chant trafiqué rappelant l’electro-dark. De (pas si) délicates incursions de sonorités 8-bit viennent finir le tableau. Un style un peu plus riche en surprises que chez les collègues donc. Morceaux brutaux, directs et aux effluves metal assumées (« Garruth », « Beliar », « Legion », « 16 A.M. », « Commandment »), plages plus dark synth classiques et horrifiques (« Loudas deceit », « Shiloh’s lament »), moments plus cold wave (« Sigil », « Malum ») et pas mal de trucs entre les univers (le reste, en gros). Et une bien jolie pochette, quand même, qui sort aussi des sentiers battus (de la synthwave). Alors est-ce que tous ces éléments combinés accouchent d’un disque imparable ? Hélas non. « Possessor » n’est pas mauvais, mais il ne maîtrise pas encore assez sa nouvelle formule, qui s’avère instable et parfois indigeste. Toutefois, on ne peut que l’encourager à explorer cette voie vers plus de singularité !

Site officiel

Gost : Beliar

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CARPENTER BRUT : Leather teeth

Quand on atteint doucement mais sûrement le statut d’icône avec seulement un disque (bon, ok, constitué de trois sorties plus courtes, mais quand même), on a le droit de prendre son temps pour en sortir la suite. Et contre toute attente, c’est ce que Carpenter Brut a fait. Trois longues années d’attente pour les fans et les autres, enfin comblées par les huit nouveaux titres de ce « Leather teeth ». Quoi ? Huit seulement ? Trente-six mois d’attente pour trente-deux minutes de musique ? Mais alors et….oooooho p***** ! Mais c’est Kristoffer Rygg qui chante vraiment sur le deuxième titre ? Sans blague ? Oh, ok, 32 minutes, c’est pas si mal non ? Bon, une fois passée cette belle surprise qui réconciliera les fans d’Arcturus / Ulver (ah ben oui, c’est Garm, pour ceux qui ne connaîtraient pas son nom civil) avec les tubes eighties, on découvre avec des oreilles plus objectives le reste et… On ne peut s’empêcher d’être un peu déçu. Oh, ce n’est pas que ce disque soit en-deça de « Trilogy », non. C’est juste qu’il est très ressemblant. Bien sûr, le deuxième titre chanté (par Mat Mc Nerney alias Kvohst de, entres autres, Dodheimsgard – ah ce casting de folie) nous percute également de plein fouet. Mais l’ensemble, tout réussi qu’il soit, est assez conforme à nos souvenirs et à nos attentes. Entendez par là qu’il ne va pas plus loin. Ce qui ne va pas m’empêcher de réécouter « Leather teeth » et d’y prendre un plaisir non feint. Puissant, carré, diablement rétro mais furieusement rock, il confirme sans mal les qualités qu’on avait décelées chez Franck Hueso, ici intactes et tout aussi flamboyantes. L’absence de réelle prise de risques est en fait assez compréhensible ; Carpenter Brut a trouvé son mode d’expression, y est attaché à l’extrême, et préfère faire les choses bien que vite. Et puis, ces titres aux accents plus new wave sont déjà un pas de côté après tout. Alors attendons, que risque-t-on ? De se retrouver avec une tripotée de petits tubes darksynth dans les pattes ? Voici un sort finalement assez enviable !

Site officiel

Paroles de l’album

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