MONTY PICON : Le sens de l’envie

Formé en 2006, ce groupe rennais écume depuis les scènes de la région et de la France entière, quand il ne va pas s’aventurer plus loin. Avec de plus en plus de succès. Mérité. Je n’ai pas eu l’occasion de les voir live, mais j’ai lu beaucoup de bien de leurs show carrés et endiablés. Mais des groupes excellents en live et moyens sur galette, on en connaît des pelletées. Or, ce qui est susceptible de me convaincre, de vous convaincre, c’est la musique, pas l’attitude ou le décorum (et ça même si avec neuf musicos et un show bien pensé, ça doit avoir de la gueule). Et à ce niveau aussi, « Le sens de l’envie » remplit sa mission. Du texte, du groove, des bonnes chansons, du peps, des influences rock alternatif… Mais entrons un peu plus dans les détails. On trouve ici une bonne dose de punk, autant dans l’attitude, dans les textes et leur scansion. Et si la Mano Negra est une influence revendiquée, on en retrouve effectivement les traces au travers de l’utilisation typique des cuivres, d’une énergie communicative, d’une certaine magie. Et ça ne s’explique pas vraiment. L’expérience, le savoir-faire, la volonté ? Pfff, plein d’autres en ont. Musicalement aussi, plein d’autres groupes partagent les mêmes caractéristiques. Mais ceux qui parviennent à enchevêtrer tout ça et y ajouter suffisamment d’âme pour produire une musique d’une telle force et d’une telle portée sont rares. Alors même avec sa tronche de pur produit de l’underground français, Monty Picon est un putain de groupe, de ceux qui font que le terme « rock français » n’est un tabou ou un poids pour personne. Bravo.

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