MODESELEKTOR : Whoelse

Quatrième album pour les allemands de Modeleketor, qui décidément aiment prendre leur temps pour produire ce qu’ils considèrent comme des disques dignes de leur standing. Enfin, au moins le temps de la réflexion, car apparemment, « Whoelse » n’a été composé « que » en deux ans et demi, et façonné en un mois. Et entre ces deux productions, il y a aussi eu le disque de Moderat, leur union musicale avec Apparat. Mais bref. Ce disque est une fois de plus une réussite du genre. Mais quel genre me direz-vous ? Modeselektor navigue comme d’habitude entre techno, electronica, hip-hop et musique électronique plus ambiant. « One united power » sébute par un groove saturé et obsédant qui nous met en appétit. Pas d’impatience, le plat de résistance arrive vite. « Wealth » avec l’espoir du rap anglais, la terrible nigériane Flohio, nous assoit avec sa mélodie acide et son flow saccadé et imparable. « Prügelknabe » nous ballade entre rythme syncopé et ambiant crépusculaire. Pas indispensable, le titre reste sympathique. C’est Tommy Cash (rien à voir avec le fils de Johnny, lui il est plutôt rappeur et estonien) qui prend le relai côté featuring avec une « Who » plus electro-pop-r&b. Je suis plus partagé sur « WMF love song » ; trop simple, trop répétitive. « I am your god » sonne vraiment rave-party et y ajoute les cris saturés d’un MVS. « Fentanyl » continue de surfer sur la vague acid / rave. Une musique de cauchemar éveillé. Enfin, « Wake me up when it’s over » alterne les notes ambiant,la narration très Barry White et les parties plus hystériques. Bilan, un disque un peu trop court et manquant un peu d’accroche, mais brillant quand même par les qualités uniques de ses auteurs.

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