LIZ BRASHER : Painted image

Liz Brasher est américaine. Lorsque je lance l’écoute de son disque, le premier, sur la base de sa signature chez Fat Possum, ce qui la met à part de la foule de chanteuse qui s’étiquettent « R&B / soul », je lui trouve quelque chose. Il faut dire que la jeune femme a des origines italiennes et dominicaines. Un mélange étonnant qui, sur bande, se traduit par un melting-pot de soul, r&b, rock, et garage, exécuté avec assurance et intelligence par une dame autant à l’aise derrière le micro que derrière sa six-cordes. Et la preuve ne se fait pas attendre : dès « Blood of the lamb », ses cuivres funky, sa voix soul-blues, sa guitare country old school, on y est. « Body of mine » suit la même voie, avec une ligne de chant plus contemporaine. De quoi nous amener à l’énorme « Every day » en douceur. Cette ballade avec ses cuivres mariachi, sa mélodie imparable et son groove chaloupé est vraiment parfaite. « Painted image » est une collection idéale de bonnes chansons, sans patrie et sans époque. Ce n’est pas un disque de voix, c’est un tout, et c’est très appréciable. Certes, Liz a du coffre, mais c’est une musicienne avant tout, et sa voix est un instrument. Il apporte de la force, de la douceur, de l’émotion, s’adapte à chaque situation, sans jamais tirer la couverture à lui, singer les collègues ou se montrer grossier ou bêtement démonstratif. Elle en use de la plus belle des façons, celle qui vient des tripes, qui transcende des mélodies et polit les pierres précieuses. Liz aime la soul, sous de nombreuses formes, et ça s’entend aussi. Sa musique se déguste au casque, mais on pressent les frissons qu’elle peut amener sur scène. Une « Cold baby », par exemple, doit être assez épique. Et puis Liz n’aime pas rester en place. « Painted image », comme pas mal de premiers albums, va puiser un peu partout, quitte à paraître décousu. Mais on s’en fiche, puisque chaque titre atteint sa cible et donne du plaisir à celui qui le découvre, ou le réécoute. Une carte de visite assez courte, mais pas de celles qu’on range dans un album. Regardez-là de nouveau, voyez toutes les nuances et richesses de son paysage, faites-la lire à votre entourage, rappelez-vous en des passages avant d’aller vous coucher ; cette image pas si sage en vaut la peine !

Site officiel

Paroles de l’album

Liz Brasher : Cold baby

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