LAS AVES : I’ll never give up on love until I can put a name on it

Las Aves, et moi, c’était écrit. Depuis des années, je kiffe The Dodoz, groupe indie – punk – rock français largement sous-estimé, auteur de deux albums excellents et énervés. A la dissolution du groupe, j’ai logiquement suivi Géraldine Baux et les siens dans leurs pérégrinations musicales. Las Aves, donc. Loin d’être la suite logique de la formation sus-citée, le trio a dévié vers une mixture personnelle entre electro-pop, electro dansante et R&B mutant. Et ben ça tranche avec les guitares et les hymnes rock punky d’antan ! Par contre, ce deuxième album sous ce nom sent beaucoup plus le stupre et le souffre. Dansante, lascive et sexy, la musique du trio est à la fois très moderne et, euh, au-delà de ça. Parler d’avant-garde pour ce genre musical paraît déplacé, mais pourtant c’est bien ça que ce disque tutoie. Bien sûr, le format pop a toujours la cote (ça a toujours été une force du combo, quelle que soit sa forme), mais Las Aves essaie (et parvient) toujours à le fondre dans un bain qui cannibalise la musique actuelle et la brutalise, la violente pour en tirer de nouvelles choses. Ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas au sein des onze titres de cet opus, quitte à se trouver parfois sur la défensive (pour moi, ça a été particulièrement vrai pour l’introductive « You need a dog »). Bon, ceci dit, et malgré des qualités mélodiques nombreuses et évidentes, « I’ll never machin bidule » n’est pas autant un coup de cœur pour moi que ne l’a été « Forevericanpurr ». Mais le temps et les écoutes faisant leur effet, je trouve quand même que Las Aves est un putain de groupe.

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