KAMPFAR : Ofidians manifest

1996. Depuis peu, Metallian permet au metalleux avide d’extrême que je suis de faire connaissance avec des formations venues de partout. Sur le sampler « metal explosion volume 2 », un groupe norvégien nommé Kampfar apparaît. Son viking black assez classique mais habité parvient sans mal à me convaincre. 2019, Kampfar est toujours là, certes sa musique et son line-up ont changé, mais quand même, 25 ans de carrière, ça reste impressionnant, et ça mérite bien que je m’y penche à nouveau. Et ce « Syndefall » qui lance les hostilités est plus qu’une bonne surprise. Le groupe n’a pas beaucoup changé, mais ce disque fait preuve d’une intelligence de composition que le groupe avait parfois un peu perdu de vue sur ses œuvres précédentes. 7 titres, 40 minutes, « Ofidians manifest » est un disque plutôt court mais qui va à l’essentiel, avec des morceaux épiques, brutaux mais riches en feeling viking, agrémentés de plusieurs types de chant ; black, hurlé, plus clair. Concrètement, il y a peu de fioritures, Kampfar n’a jamais été adepte des samples, instruments traditionnels, claviers à gogo, alors ne vous attendez pas à de la fantaisie ; on en trouvera bien un peu, mais ça reste du saupoudrage. Kampfar, pourtant, parvient à varier les ambiances, en utilisant assez peu de moyens mais de façon diaboliquement bien pensée. Un exemple parfait ? « Eremitt » qui en une seule note parvient à instaurer une tension incroyable. Alors c’est sûr, si le viking black vous rebute, passez votre chemin. Mais « Ofidians manifest » est beaucoup moins limité qu’il n’y paraît, et s’avère même vite addictif pour peu qu’on soit sensible au genre.

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