THRICE : Palms

Il est où le post hardcore, pas là ! Il est où , pas là ! Bon, sans blague, on ne s’attendait pas à ce que Thrice fasse demi-tour et nous gratifie d’un disque plus trappu et agressif. C’est donc sans grande surprise qu’on retrouve le combo sous des cieux beaucoup plus apaisés que ses débuts. Bien sûr, quelques passages essaient de donner le change, mais globalement les 10 titres de ce onzième album conviendront tout à fait à ceux qui aiment l’emo rock et le rock alternatif à l’américaine. Pourtant, c’est avec des sonorités electro pop que Thrice nous accueille avec un « Only us » massif et vraiment très réussi. Pas le titre qu’on s’attendait à entendre, et c’est tant mieux en fait ; le groupe semble avoir pris la décision de se montrer plus audacieux que sur « To be everywhere is to be nowhere » avec lequel j’avais, je le reconnais, eu la dent un peu dure. Et puis « The grey » déboule, et on se retrouve deux ans en arrière. Mais voilà, ça reste un très bon titre. « The dark » s’en écarte clairement, et réussit à nous asseoir une deuxième fois ; assurément un des titres forts de ce disque. « Just breathe » accueille une voix féminine et d’autres couleurs. Pas renversant mais inattendu. « Everything belongs » et « My soul » m’ennuient un peu, trop soft et timorés. Du coup, même si « A branch in the river » fait un peu machine arrière, plus emo rock classique, on est content de retrouver des sensations fortes. Celles de « Hold up a light » sont toutefois un peu trop convenues pour nous transporter de la même façon. « Blood on blood » et sa guitare acoustique nous accompagnent sur un très bon titre mid-tempo. Enfin, « Beyond the pines » clôt ce nouveau chapitre de façon intimiste et mélancolique. « Palms » est un bon disque, et ne se contente pas de reproduire une formule. Si Thrice persiste, ça promet !

Paroles de l’album

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Thrice : The dark

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  • 72
    Thrice a depuis sa création en 1998 parcouru pas mal de chemin, et sorti pas mal de (très) bons disques. Parti, et maintenant revenu, mais pour quoi faire ? Voyageant depuis ses débuts en terre indé, Thrice a été un modèle du post hardcore, a tutoyé l'émo, a joué dans la…
    Tags: thrice, a, ne, disque, plus, to, se, be, rock, alternatif

HAWTHORNE HEIGHTS : Bad frequencies

Cinquième album pour ce qui reste de Hawthorne Heights. Il faut dire que le groupe n’a pas été épargné par les changements de line-up, du plus tragique (décès) au plus anodin (divergences musicales). Mais ceci a renforcé sa détermination à avancer sur le chemin d’un post hardcore qui s’est petit à petit transformé en émocore traversé de screams. Une formule confirmée par ce « Bad frequencies » au titre qui pourrait laisser présager d’une noirceur ou d’une dureté retrouvée ; il n’en est rien. Le style développé sur « Zero » en 2013 n’a subi que très peu de changements. Accrocheurs et punchy, les treize titres de ce nouvel album remplissent parfaitement leur office. Bien entendu, le groupe a la volonté tenace de conserver ses acquis, et ne compte donc pas trop s’écarter d’un savoir-faire certain et d’une facilité d’écriture établie sur une expérience qui a déjà payé dans le passé. Et pourquoi le ferait-il d’ailleurs ? Pris un par un, chaque titre de ce nouvel opus est très bon. Tous ensemble, c’est la même chose. Et si on cherche à sortir des sentiers battus, l’emocore n’est pas vraiment le genre qu’il faut privilégier. Alors si vous cherchez des mélodies pop punk sous une forme plus musclée et mélancolique, ne changez rien, vous êtes sur la bonne fréquence !

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Paroles de l’album

Hawthorne Heights : Just another ghost

HOT SNAKES : Jericho sirens

On le savait, les récentes rééditions de la discographie complète du combo ricain Hot Snakes étaient surtout prétexte à la reformation du groupe, décidé à en découdre de nouveau avec son style de prédilection post hardcore / punk rock / indie rock sauvage et mélodique. Ce genre de reformations n’ayant plus rien d’original ou d’inattendu, on pouvait s’attendre à tout avec ce nouvel album. Heureusement, « I need a doctor » remet tout de suite les pendules à l’heure : le combo n’est pas là pour plaisanter, et pourrait même enterrer bon nombre de ses concurrents quel que soit leur moyenne d’âge. Hit immédiat, il caracole en tête des meilleurs titres de ce quatrième album. Par contre, les deux suivants (« Candid cameras » et « Why don’t it sink in ? ») se la jouent noisy et violents, se montrant même un peu trop extrêmes par rapport à ce que votre serviteur attend d’un Hot Snakes en 2018. Mais « Six-wave hold down » vient vite rétablir l’équilibre, suivi de près par le morceau-titre. Pas de doute, le groupe sait encore alterner caresses et griffes de la plus belle des façons. La plus punk « Death camp fantasy » prend le relai. On le comprend, il n’y aura pas de temps mort ici. « having another ? » se fait encore plus urgente et intense. « Death doula » et son riff obsédant manque encore un peu de conviction pour nous éblouir (même s’il se montre assez adroit). En revanche, « Psychoactive » est une bombe immédiate. Enfin, « Death of a sportsman » clôt la session en beauté, avec cet exaltant parfum nineties qui le traverse de part en part. 30 minutes, 10 titres, Hot Snakes nous braque sans flingue, repart avec la caisse, notre pantalon et nos félicitations. Quelle claque !

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  • 81
    Bon, ok, je triche un peu ici. « Suicide invoice » est techniquement sorti en 2002, mais ressorti avec l’ensemble de la discographie des affolants Hot Snakes le 19 janvier dernier. Et j’en profite donc pour vous toucher un mot de cet excellent disque, celui du milieu pour être précis. On ne…
    Tags: l, hot, snakes, album, cet, hardcore, post, d, s, rock