BLOOD COMMAND : Cult drugs

Le punk n’est pas, convenons-en, un genre très fermé à l’expérimentation et à l’évolution. Oh, bien sûr, quelques exceptions traînent par-ci par-là, mais il est bien rare de trouver un hybride original. Bon, vous vous doutez bien que si je vous assène ça, c’est que justement j’en ai un sous le coude ? Eh bien, pas du tout. Blood Command est un combo norvégien de rock sudiste. Naaan, j’déconne. Le quatuor, à peu près 10 piges au compteur et quelques belles réussites au compteur, se décrit comme deathpop / deathhop / hardcore / punk / rock. Bon, concrètement, si la base est punk / emo, on y trouve aussi du metal indus, des mélodies très accessibles et des rythmes contemporains. Au programme, des tubes pêchus et modernes qui passeront aussi bien en radio qu’en concert ou en soirée. Moins plan-plan qu’on ne peut le penser, Blood Command a vraiment quelque chose de plus que… Que qui d’ailleurs ? Concrètement, oui, « Cult drugs » ressemble à d’autres petits camarades emocore mais a ce petit quelque chose en plus. L’énergie ? Le côté tigresse de la frontwoman Karina ? La trompette sur l’étonnant « (the world covered in) Purple shrouds » ? Un peu de tout ça, en fait, et un peu plus même. Allez hop, contentons-nous de profiter de ce court mais intense troisième album !

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1476 : Our season draws near

Jusqu’ici qualifié de dark metal, et présentant un visage assez apaisé, le duo 1476 a choisi de casser le moule. Il est sur ce disque l’exemple même de la formation complexe qui ne veut pas choisir parmi ses influences diverses, bien décidé à les assumer et les exploiter toutes. Ce qui fait de « Our season draws near » un disque à la fois fantastique et pas à la portée de tous. Bien entendu, on a déjà connu plus ample spectre musical, mais ici ce qui étonne c’est l’alliance du dark rock à tendance prog à une sorte d’emo / rock hardcore énergique ; avec ici et là de petites incursions vers des genres plus metal. Ce qui est magique ici, c’est que chaque titre fait mouche, chargé d’au moins une mélodie touchante. Bon, j’écarterais juste le final « Our ice age », un peu trop inoffensive et plate à mon goût, et surtout trop longue, mais le reste vaut son pesant d’or. J’ignore si le groupe continuera dans cette voie, mais je ne peux que le souhaiter de tout cœur tant ce nouvel album surpasse les autres, et de loin. Écoutez-le, réécoutez-le, car 1476 vient de nous pondre un disque plus visionnaire qu’on ne le pense au premier abord, et qu’il faut les encourager à continuer !

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CREEPER : Eternity, in your arms

Nouveau venu sur la scène punk internationale, le combo britannique Creeper n’a pas attendu longtemps pour briller. Élu par Kerrang meilleur nouveau groupe, le voici propulsé espoir national d’un genre depuis longtemps en perdition, le punk / hardcore. Sauf que, une fois l’oreille dessus, on en entend pas beaucoup, du punk / hardcore, sur ce disque. Alors on me dit dans l’oreillette que c’est de l’horror punk, et que du coup c’est pas pareil, nanananère. Ouais. Bref, on navigue ici entre punk rock, emo, rock alternatif et pop de stade. Ou plus précisément, le groupe oscille entre ces différents styles au sein de ce premier album, sans vraiment qu’on parvienne à en comprendre la logique. Est-ce que ce manque de lisibilité dessert le disque ? Un peu, forcément. Mais on parvient aisément à se rattacher à quelques titres bien entraînants (« Black rain », « Poison pens », « Suzanne », « Room 309 », « Winona forever »). Quand aux autres, si on se demande un peu ce qu’ils foutent là et qu’ils nous apparaissent comme des éléments de remplissage, ils ne sont pas assez désagréables pour constituer un motif de rupture immédiate. Ni magique ni sans retour, « Eternity, in your arms » porte assez mal son nom hélas ; tout au plus peut-on passer quelques heures, quelques écoutes avec lui, mais il faudra à Creeper un peu plus de taf et d’inspiration pour se rendre indispensable !

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Paroles de l’album

Creeper : Suzanne

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CIRCA WAVES : Different creatures

Auréolé d’une excellente réputation, le premier album des liverpooliens de Circa Waves a attiré les lumières des projecteurs de la presse rock sur ses auteurs. Même moi qui suis un peu dur de la feuille (c’est l’âge), je me suis résigné à risquer mes tympans sur ce deuxième opus. Et je dois me rendre à l’évidence ; j’ai pas vraiment eu le nez fin dans cette affaire. Car dès « Wake up », ce disque pue l’intelligence et le talent. Entre pop de stade et rock de, hum, stade, le combo fait de savants aller-retours entre les genres et époques, prenant garde de ne pas s’attarder trop longtemps au même endroit. Et ça paie. Alors oui, c’est un peu cousu de fil blanc, et on voit en l’écoutant toutes les coutures qui rendent ces titres aussi accrocheurs et attachants, ce disque si réussi. Mais on arrête très vite de se draper dans un mépris facile pour juste profiter du moment présent. Parce que, prises une par une ou ensemble, les onze chansons qui composent ce deuxième album sont excellentes, et il faudrait vraiment être sourd (ou de mauvaise foi) pour ne pas se l’avouer. Du muscle, du feeling, de la douceur, de l’attitude ; Circa Waves a tout pigé !

Paroles de l’album

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Circa Waves : Fire that burns

Circa Waves : Wake up

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COURAGE MY LOVE : Synesthesia

Quand un power trio est formé de 2 jumelles et d’un bassiste, ne s’agirait-il pas plus d’un power duo + 1 ? Bon, laissons là ces considérations sémantico-mathématiques et intéressons-nous au cas de Courage My Love, un nom bien pompeux derrière lequel on trouve un rock devant autant à l’electro-pop qu’à l’emo. Comprenez qu’on y trouve à la fois des mélodies pêchues, des grosses guitares, plein de synthés et des rythmes digitaux. « Synesthesia » est le second album de la formation canadienne. Enfin, le premier à avoir été conçu en tant que tel, puisque le précédent consistait en la réunion de 2 eps. Mais bref. Ce que vous devez savoir, je l’ai finalement déjà dit. Les 14 titres ici présents sont musclés et catchy, le chant féminin leur apporte une touche sexy et sucrée qui plaira aux deux sexes, et ils s’articulent de façon assez logique et fluide pour que les 40 minutes de ce disque passent sans mal. Je ne sais pas si pondre des chansons de ce calibre est facile. Probablement pas. Mais reste qu’on ne percevra pas chez Courage My Love un talent suffisant pour décrocher autre chose qu’un « sympa ». Alors oui, ça reste un peu plus que la moyenne, et il me mérite bien. Mais ça reste un peu trop téléphoné pour qu’on s’y attarde plus longtemps que le temps d’une écoute agréable mais fugace et vite oubliée.

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Courage My Love : Stereo

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