BLOODS : Feelings

Depuis quelques années (le groupe s’est formé en 2011), les australiens de Bloods développent un punk pop garage qui s’avère à la fois énergisant, fun et frais. Ce deuxième album confirme tout le bien qu’on pensait du premier en enfonçant bien le clou. 31 minutes et 10 chansons d’un genre qui doit autant à Elastica qu’à Bikini Kill. Et oui, entre la poppitude de l’un et la puissance abrasive de l’autre, Bloods ne choisit pas, à mon plus grand bonheur. Alors bien sûr, les grincheux diront que le combo n’a rien inventé, que tout ça, y compris les légères influences shoegaze, a déjà été entendu. Et on ne peut pas vraiment les contredire ? Mais ça n’empêchera personne de profiter du potentiel de ce disque sautillant en diable, à part une « Slow break » qui nous permet de respirer avant la dernière petite bombe pop « Part of me ». C’est dit : « Feelings » est un chouette disque, de ceux qui traversent votre vie comme une comète et laissent de petites traces discrètes dans votre esprit, traces qui deviennent des stimuli qui vous poussent à le réécouter !

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Bloods : Feelings

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TERROR : Total retaliation

Les angelinos de Terror n’ont jamais été connus pour leur avant-gardisme. Bien au contraire, ils sont les garants d’une ligne de conduite hardcore metal traditionaliste tendance dure. Bon, je ne me fais pas de mouron ; si vous débarquez ici, si vous lancez l’écoute de ce septième album, c’est que vous savez où vous allez. Oh bien sûr, Terror ne s’est pas endormi sur ses lauriers, il a su faire évoluer sa touche, se mettre à niveau pour garantir à ses fans un style comportant assez de brutalité, de modernité et de feeling pour mériter son statut de leader du genre. Alors les vingt-huit minutes de ce disque intense ne sont certes pas chargées d’originalité (on pourrait tout de même mettre de côté l’intervention purement hip-hop de Vinnie Paz sur « Post armageddon interlude »), mais on ne peut s’empêcher d’y prendre du plaisir, et on ne peut que valider ce retour très en forme.

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GOGGS : Pre strike sweep

Derrière ce nom qui hélas évoque côté français plus un lieu d’aisance qu’autre chose, se cache un Ty Segall décidé à en découdre à l’aide d’un rock hardcore punk noisy bien vénère. Il s’agit ici du deuxième album du combo, et on peut dire que celui-ci ne s’est en rien assagi. On peut même constater une nette amélioration face au premier opus qui tenait plutôt de l’anecdote. Bon, ok, on est pas non plus dans l’inoubliable, mais il y a du mieux. Les titres sont plus précis, plus accrocheurs, et l’ensemble sent l’authenticité à plein nez. Maintenant, est-ce que les titres de « Pre strike sweep » comportent des riffs et une ambiance rares pour le genre ? Non. Clairement, on a beau bien aimer Ty Segall, rien ici n’est d’une originalité folle. Mais c’est bien foutu, ça sent bon le punk et c’est assez rapide pour qu’on n’y baille pas. Ce qui ne signifie pas que le disque vous tiendra éveillé des jours entiers. Disque de circonstance, témoignage d’un respect et d’un amour du genre non feints, il s’insère dans une certaine tradition diy et suscitera à raison une certaine admiration. Bref, c’est pas mal pour une musique qui crache à la tronche de ses auditeurs, mais pas transcendant non plus !

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BAYSIDE : Acoustic volume 2

Oh, tout ça ne me rajeunit pas. En 2005, je découvrais l’emo de Bayside avec leur album éponyme, et je succombai immédiatement. Aujourd’hui encore, je continue à l’écouter avec plaisir. Et l’année suivante, le combo remettait le couvert avec des versions acoustiques de ses titres, avec donc « Acoustic volume 1 ». Depuis, notre idylle a tourné court, même si Bayside est encore capable de pondre de magnifiques chansons. Alors je ne peux que tenter l’aventure. La nostalgie m’y aide un peu certes, et l’envie de voir des titres que, peut-être, j’ai écarté avec un peu trop de hardiesse sous un nouveau jour aussi. Premier constat : ce disque est moins roots que le précédent. Les onze pistes paraissent toujours aussi policées et soft, hélas. Le groupe a même poussé le vide (je ne trouve pas d’autre mot) jusqu’à mijoter de nouvelles versions de « Blame it on bad luck » et « Devotion and desire ». Le hic, c’est qu’elles sont totalement dénuées d’intérêt. Traitées de façon pop, elles ont perdu leur énergie, leur grain de folie, leur rébellion. Et le reste est peu ou prou à mettre dans le même sac. Ais-je besoin de vous dire que je suis déçu ? Ce disque est un plaidoyer pour son prédécesseur, qui en comparaison (ou pas, d’ailleurs) est un chef d’oeuvre. Ils auront au moins gagné ça !

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Bayside : It don’t exist

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THRICE : Palms

Il est où le post hardcore, pas là ! Il est où , pas là ! Bon, sans blague, on ne s’attendait pas à ce que Thrice fasse demi-tour et nous gratifie d’un disque plus trappu et agressif. C’est donc sans grande surprise qu’on retrouve le combo sous des cieux beaucoup plus apaisés que ses débuts. Bien sûr, quelques passages essaient de donner le change, mais globalement les 10 titres de ce onzième album conviendront tout à fait à ceux qui aiment l’emo rock et le rock alternatif à l’américaine. Pourtant, c’est avec des sonorités electro pop que Thrice nous accueille avec un « Only us » massif et vraiment très réussi. Pas le titre qu’on s’attendait à entendre, et c’est tant mieux en fait ; le groupe semble avoir pris la décision de se montrer plus audacieux que sur « To be everywhere is to be nowhere » avec lequel j’avais, je le reconnais, eu la dent un peu dure. Et puis « The grey » déboule, et on se retrouve deux ans en arrière. Mais voilà, ça reste un très bon titre. « The dark » s’en écarte clairement, et réussit à nous asseoir une deuxième fois ; assurément un des titres forts de ce disque. « Just breathe » accueille une voix féminine et d’autres couleurs. Pas renversant mais inattendu. « Everything belongs » et « My soul » m’ennuient un peu, trop soft et timorés. Du coup, même si « A branch in the river » fait un peu machine arrière, plus emo rock classique, on est content de retrouver des sensations fortes. Celles de « Hold up a light » sont toutefois un peu trop convenues pour nous transporter de la même façon. « Blood on blood » et sa guitare acoustique nous accompagnent sur un très bon titre mid-tempo. Enfin, « Beyond the pines » clôt ce nouveau chapitre de façon intimiste et mélancolique. « Palms » est un bon disque, et ne se contente pas de reproduire une formule. Si Thrice persiste, ça promet !

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Thrice : The dark

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