LEGION OF THE DAMNED : Slaves of the shadow realm

Legion Of the Damned n’est pas un nouveau venu sur la scène death / thrash : « Slaves of the shadow realm » est son septième album studio. Et encore, on ne compte que les disques sous ce nom ; il faut dire que le groupe a également sorti 5 albums sous le nom d’Occult avant ça. Au programme donc, onze titres au potentiel assez grand. Certes, le combo ne fait pas dans la finesse ou dans la technicité, mais il s’avère sacrément efficace. Des riffs old school et mélodiques, un chant déchiré et râpeux, une section rythmique carrée, quelques effets discrets, et une production sans faille. Effectivement, sur le papier, il n’y a rien d’exceptionnel. D’ailleurs, à l’écoute, on ne saute pas au plafond non plus au premier abord. Mais on est vite rattrapé par la réalité : des groupes capables de laisser la bête sortir trois quarts d’heure durant sans qu’il y ait un seul loup, y’en a pas bézef. Alors inutile de faire les difficiles, de goûter ce bon gros death thrash du bout des lèvres ; on a ici un bon défouloir mid-tempo pour qui en a besoin !

Paroles de l’album

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Legion Of The Damned : The widow’s breed

OBLITERATION : Cenotaph obscure

Obliteration est un groupe de death volontiers old school dont « Cenotaph obscure » est le quatrième album studio. Et qu’il est dur de trouver de bons albums de death qui sortent du lot ! Du coup, on est de prime abord un peu désabusés à l’écoute de celui-ci, car ce n’est absolument pas son cas. C’est clair : « Cenotaph obscure » est un pur morceau de nostalgie doublé d’un exercice d’intransigeance forcenée. Rien de ce qui peut être considéré comme moderne n’y a droit de cité. Est-ce pour autant une mauvaise chose ? A voir. Parce qu’Obliteration prend son boulot très à coeur et fait bien les choses. Si l’intro dépeint un disque plus mélodique qu’il ne l’est réellement, « Cenotaph obscure » se révèle tous riffs dehors, la trempe qu’il nous met est toutefois ponctuée de passages plus doom death. On apprécie le travail sur les riffs, vraiment « evil » et tranchants, et sur le chant, bien écorché. On repassera par contre sur la diversité des ambiances. Certes, le tempo varie de midtempo à uptempo en passant par le supersonique, certes le groupe aménage quelques pauses (dont le très dispensable « Orb »), mais tout ça n’est pas suffisant pour que les fans de death hurlent à la lune en attendant le prochain album du groupe. Tout au plus trouveront-ils ici une bonne ambiance et quelques bons titres (je leur recommanderais pour ma part « Detestation rite »). C’est suffisant pour surnager, ok, mais peut-être pas pour survivre.

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HATE SQUAD : Reborn from ashes

Il y a des soirs comme ça, où on ne cherche pas à être impressionnés, à trouver sous le sapin autre chose qu’un bon disque direct, sec et sans fioritures. C’est bien ce à quoi je m’attendais en lançant l’écoute de ce retour de Hate Squad,combo allemand qui dans mes souvenirs lointains ne brillait pas par son originalité mais savait comment tourner son power thrashcore pour le rendre percutant à souhait. Enfin, je vous dis ça, c’est juste sur la base d’un « IQ zero » qui date de…1995 !Eh ouais, ça fait un bail. Et pourtant, à l’écoute de ce septième album studio (si je compte bien), rien ou presque n’a changé. « Reborn from ashes » (oh, putain, même ce titre sonne cliché) reprend les choses à peu près où j’avais lâché la rampe. Un style classique et efficace, sans beaucoup de fioritures mais assez carré et convainquant pour qu’on headbangue en rythme. Mais quelques titres plus tard, on découvre des influences plus heavy, death voir black qu’on n’avait pas croisées avant (« Amok »). Pourquoi pas ? Mais que les puristes se rassurent ; elles n’apparaissent que de manière sporadique, l’ensemble restant clairement orienté crossover thrashcore. Les titres se suivent et se ressemblent,certes, mais tous sont bien foutus, et il serait idiot de bouder son plaisir ; « « Reborn from ashes » est un bon défouloir. Profitons-en et relâchons un peu la pression !

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Hate Squad : Death list

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CANCER : Shadow gripped

Côté death metal, à de rares exceptions près, j’ai toujours été plus partisan des scandinaves (et des suédois pour être plus précis) que du reste du monde. Alors c’est vrai que je suis loin d’être connaisseur de la carrière en dent de scie des anglais de Cancer. Un petit topo pour vous dire à quel point ces gusses sont des galériens. Cancer s’est formé en 1988, et a en tout sorti 5 albums. C’est pas énorme, on est d’accord. Mais il faut savoir que le groupe s’est séparé deux fois. Il s’agit donc de la deuxième reformation du combo. c’est pas forcément de bonne augure, on est d’accord. Mais là, ce sont les membres originels qui se sont rabibochés pour pondre ce « Shadow gripped ». Et là, ça sent meilleur. Et ça sonne mieux aussi. Ce sixième opus sorti récemment chez Peaceville fait la part belle à un death thrash aux abords arides et crus, nimbé d’une aura old school et paré d’un chant grave et assez typiquement anglais. Toutefois, il est à signaler que si les dix titres ici présents présentent un air de famille certain, Cancer les a dotés de nuances et de particularités qui empêchent « Shadow gripped » de tomber dans l’effet autoroute. Oh, bien sûr, ça ne sautera pas aux oreilles des auditeurs de passage. Mais les vrais deathsters, eux, capteront sans mal les subtilités. La fin géniale de « Down the steps ». Le marteau-pilon de « Organ snatcher ». Le soli excellent de « The infocidal ». Les parties orchestrales de « Half man half beast ». Les décélérations doom de « Crimes so vile ». Pas de quoi changer le monde, mais assez de variété pour qu’on s’y laisse prendre un moment, pour peu qu’on soit dans de bonnes dispositions. Ce soir, c’était mon cas. Pas mal !

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BLACK TUSK : TCBT

Je me suis toujours demandé si, en l’absence de Baroness et Kylesa qui partagent la même origine géographique (Savannah, Georgie, USA), on aurait remarqué Black Tusk. Bien sûr, la musique du groupe est sympathique, mais leur autoproclamé swamp metal n’est ni plus ni moins qu’un (habile) mélange entre sludge, death et crust, non ? Enfin, bref, « TCBT » (pour « Taking Care of Black Tusk »), sixième album du combo, est sorti et s’apprête à les emmener sur les routes. Et je dois dire que, comme d’habitude, le groupe n’aura aucun mal à le défendre. Effectivement, Black Tusk s’y entend pour accoucher de titres qui sonnent crade, brutal et in your face, et c’est ce qu’on vient chercher en live avec un groupe de cette trempe. Pourtant, un titre comme « Scalped », plus mis en scène, laisse entrevoir un potentiel que jusqu’ici le groupe n’a fait qu’effleurer, préférant se la jouer premier degré. Mais les gars, les claviers flippants dans vos morceaux, c’est tout bon, et ça n’empêche pas de bourriner derrière ! A part ça, le style de Black Tusk n’a pas bougé d’un poil. Du coup, si on s’en était lassé sur les précédents, il est inutile de donner sa chance à « TCBT ». En revanche, si vous aimez vous faire violenter les oreilles par leur musique, foncez, vous ne serez pas déçus par cette livraison plus varié et tout aussi dévastatrice !

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