JAY SOM : Anak ko

Le pseudo Jay Som ne m’est pas complètement étranger, mais pour autant, je ne me souviens pas avoir entendu une seule note du projet. « Anak ko » est donc ma première rencontre avec la musique de Melina Duterte, son univers bigarré et fantasque. Et j’ai encore du mal à savoir quoi en penser. Parce que « If you want it » et son côté Pinback me rendent dingue. Mais que sur les trois quarts de cet album, l’espèce de mélange entre indie pop et new wave qu’elle développe… Eh bien… Je trouve ça vraiment très bien foutu, cool, et en même temps, quelque chose me dérange. Mais ce qui me dérange le plus, c’est de ne pas arriver à mettre le nez dessus ! Les aspects les plus psyché / planants ? Le premier degré pop un peu mièvre ? L’interprétation faussement détachée ? Un peu de tout ça, j’imagine, et pas vraiment non plus, parce qu’un peu de tout ça me plaît aussi. Bref, « Anak ko », qui signifie « mon enfant » en langue tagalog, (un dialecte des Philippines – une part des racines de l’américaine), c’est un rejeton imparfait, mais assez cohérent dans son ensemble, qui n’est pas parvenu à m’enchanter mais ne m’a pas non plus plongé dans un ennui ou un désarroi profond. Vous connaissez cet adage sexiste à la con, « Femme qui rit, à moitié dans ton lit ? ». Et bien ici, c’est « blogueur qui hésite, à moité dans le beat ». Pas sur que ça fasse les affaires de Jay Som, ni les vôtres d’ailleurs, pour vous forger une opinion par procuration. Ouais, ben démerdez-vous quand même avec ça.

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Paroles de l’album

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