INSANITY : Moneyfest

Quatrième album pour les suisses d’Insanity. Mais ne vous y trompez pas : la folie, ici, est dénoncée et non vécue. Le punk hardcore / crossover du groupe navigue sur des mers déjà explorées par d’autres avant eux, et évoquera forcément pas mal de choses aux fans de Sick Of It All, Hatebreed ou même Biohazard. Ce qui ne me dérange pas outre mesure puisque ce style me plaît, et qu’il n’est aujourd’hui pas aussi surpeuplé qu’avant. On ne peut pas vraiment parler de fraîcheur, ici, et pourtant il y a quelque chose qui me sort du train-train hardcore habituel, qui me donne envie d’y revenir, même si je sais pertinemment ce que je vais y trouver ; des titres carrés, efficaces, avec des cavalcades dans tous les coins, un chant sec et nerveux scandé avec véhémence, des choeurs de bonhomme… Ah, ça y est, je sais ce que c’est ; de la nostalgie. Celle d’une époque révolue où je m’extasiais devant la puissance, le groove et l’impression d’unité, d’appartenance, de front que véhiculait le new york hard core. Ce que Insanity ressuscite sans mal au travers de 12 titres vraiment bien troussés respectant parfaitement le cahier des charges, mais réactualisant assez le son pour qu’on ait l’impression de le redécouvrir. Je ne sais pas si ce sera assez pour vous, mais ça l’est pour moi, du moins le temps des 40 minutes de ce quatrième album.

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