IBRAHIM MAALOUF : Sens

J’ai beau ne pas être un très grand fan de trompette, et encore moins de jazz, genre dans lequel le bonhomme s’est illustré, je sais très bien qu’Ibrahim Maalouf est un musicien atteint d’un mal rare : la bougeotte. Adepte du métissage, il ne se satisfera jamais de végéter au sein d’un quelconque carcan, fusse-t-il large. Pour ce nouvel et treizième album, le franco-libanais, new-yorkais d’adoption, a mis de la couleur dans ses pistons pour nous emmener en Amérique du sud. Quoi ? Un album à thème ? Non. Si ce côté encore plus cosmopolite est bien palpable, on retrouve tout de même la patte du monsieur ; un gros melting pot d’ambiances musicales, un goût pour les arrangements léchés mais qui laissent la première place à des mélodies évidentes. Ces dernières s’affichent encore plus ici, et « S3ns » s’avale d’une traite comme une bonne tequila, de celles qui réchauffent le gosier sans échauffer les esprits. On parlera d’ailleurs ici plus de world jazz que le contraire ; ça fera (et fait déjà) jaser les esprits chagrins, mais tant mieux pour tous les autres que notre ami qui a du souffle va faire tournoyer à leur tour. Du groove, du funk dans tous les coins, des invités probablement très connus de, euh, ceux qui les connaissent (je vous ai dit que le jazz, c’est pas mon truc ?), bref assez de bonnes raisons pour venir se promener par ici, même si on n’en avait pas l’intention il y a moins d’une heure.

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