FUNGOID STREAM : Celaenus Fragments

Déchirée par le destin pathétique de son héros national Maradona, l’Argentine a décidé d’investir toutes ses ressources dans la production d’une musique criant son désespoir au monde entier. Quoi de mieux qu’une quarantaine de minutes d’un funeral doom des familles pour représenter les sentiments les plus noirs d’un peuple ? Bon, j’extrapole peut-être un peu en ce qui concerne les raisons d’exister de cette formation sud-américaine, mais le résultat est là : « Celaenus Fragments » est une œuvre chargée d’une noirceur maladive, baignant l’auditeur dans un univers oppressant et sans espoir. Et c’est d’autant plus admirable que Fungoid Stream utilise assez peu les instruments de prédilection du genre ; les murs de guitares accordées trois tons en dessous et la voix death grave de chez grave ne sont présents que lorsque c’est nécessaire, et le plus souvent remplacés par des chœurs et des effets atmosphériques ou orchestraux au synthé. Alors oui, le groupe n’a pas forcément des moyens colossaux, et ça sonne parfois un peu cheap, mais l’intention est vraiment bonne et le tout est assez bien composé pour que l’on s’y laisse prendre (pendre ?) sans chercher un éventuel défaut.

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