FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES : End of suffering

Ah, le disque VRP. On ne lui ouvre pas la porte, il tente par le garage. On croit avoir tout fermé, il trouve un soupirail ouvert pour s’incruster et bonimenter à souhait. J’aime pas la tête du disque, j’aime pas la tête des mecs, j’aime pas le nom du groupe, j’aime pas le fait que ce soit un groupe « qui marche bien ». Et puis je tombe quand même sur un titre. Sans le savoir. Et je me dis « tiens, pas mal ça ! ». Et tac, ferré comme un bon gros mérou. Ce troisième album, donc, reste dans la continuité des précédents, parait-il ; pas écoutés pour à peu près les mêmes raisons. Eh ouais, on peut être con parfois. Bon, ceci dit, si ce nouvel album est très bon, il ne m’a pas fait défaillir non plus. Il s’agit ni plus ni moins qu’un très habile mélange entre rock garage, pop, indie rock, et un peu tout ce qui se trouve en travers. C’est jeune, c’est frais, chargé en grosses grattes, agrémenté d’un esprit rebelle, et très poppy. Et des douze titres de « End of suffering », on ne sait pas lequel est le plus mauvais. Parce qu’ils sont tous bons. Et ce n’est pas la présence de Tom Morello venu valider le contenu de « Tyrant lizard king » qui viendra nous dire le contraire. Chaque titre a un petit quelque chose qui accroche. Et même si l’ensemble reste assez convenu et un poil répétitif, aucune écoute n’est une souffrance, et celles-ci peuvent s’empiler sans mal. Dans le temps, je ne sais pas si le single « Crowbar » ou les excellents « Heartbreaker », « Kitty sucker » ou « Supervillain » perdront de leur superbe, mais pour l’instant, je dois avouer me trouver assez impressionné. Je me suis fait avoir.

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