FADING BLISS : Journeys in solitude

Vous connaissez « Hibernatus » avec Louis de Funes ? Eh bien, Fading Bliss, c’est un peu l’hibernatus du doom, congelé pendant vingt-cinq ans et réveillé on ne sait comment pour glorifier le doom death old school. Premier rôle, Louis de Funeste. Non, je plaisante là, mais si vous pénétrez les 46 minutes de ce deuxième album, sachez que les liégeois ne sont pas venus pour nous faire du chocolat. Oups, I did it again ! Ah non, c’est la même époque ça, mais pas le même style. On se retrouve ici quelque part en Europe, plutôt du côté de la scandinavie. Les noms de Theatre Of Tragedy, Morgion, les premiers Tiamat, les premiers The Gathering nous trottent forcément dans la tête à l’écoute de ce disque. Bien sûr, tout n’y est pas idyllique. Fading Bliss a à la fois les qualités et les défauts de l’époque. Des titres démesurément longs, une tendance à répéter les mélodies, un certain goût pour l’emphase, notamment au travers du chant féminin. Des tics très perceptibles par exemple dans la reprise bien allongée du « A forest » de The Cure, passée ici de presque 6 minutes à plus de 10 minutes. Après, une fois tout ceci accepté, on s’en accommode très bien. Mais « Journeys in solitude » a tout de même une bonne gueule de production de l’époque, en a également adopté la production, compacte et grave. Je ne saurais dire du coup s’il est à recommander aux connaisseurs de l’époque ou au contraire à ceux qui voudraient découvrir un style de doom différent. En fait, les deux pourraient bien l’apprécier. Et vous ? Pourquoi aimerez-vous ce disque ?

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