DRENGE : Strange creatures

En 2015, « Undertow » avait été une séance de rattrapage plutôt très agréable pour moi qui avais raté le premier opus de Drenge. Trois ans plus tard, j’avais hâte de découvrir la suite des aventures des anglais. Et une fois lancé, je dois reconnaître que ce nouvel album fait largement le taf.

On commence par « Bonfire of the city boys » et son rythme binaire, qui ne suffisent pas à masquer bien longtemps le tempérament de feu de Drenge, qui lâche vraiment les chiens ici. Mais « This dance » est le carton qu’il fallait pour vraiment entamer les hostilités. « Autonomy » tente de brouiller les pistes avec un départ plus electro, mais bifurque vite vers quelque chose de beaucoup plus classique et rock, à vrai dire un peu trop. « Teenage love » s’avère assez basique également, et ne convainc qu’à moitié. « Strange creatures » et son indie rock teinté d’accents gothiques / post punk sont en revanche du meilleur effet. « Prom night » calme le jeu, amène un spleen (et un saxo) inattendus, et on ne peut pas s’empêcher de trouver ça cool. Rebelote ou presque avec « No rebel road », ballade plutôt sombre, dont on attendra, en vain, qu’elle finisse par muter en quelque chose de plus explosif, mais qu’on aime bien quand même. « Never see the signs » s’avère plus direct, même si une mélodie assez eighties vient s’y greffer, et que la voix se fait plus pop. « Avalanches » ressort le feeling mélancolique et les sonorités rétro, tout en n’oubliant pas les guitares. Enfin, « When I look into your eyes » et son gimmick vocal malin revisitent le rock de The Coral à la perfection. Le bilan ? Drenge a évolué, s’est diversifié, mais est toujours aussi bon. Cool !

Site officiel

Paroles de l’album

Related Posts

  • 74
    Attention, ce nouvel album de The Notwist n'est pas un nouvel album de The Notwist. Enfin, si, dans le sens où on y retrouve (presque) tous les éléments représentatifs de l'identité du groupe : douceur, mélancolie, expérimentation, electro-pop, indie pop, post rock. Mais pas de voix à l'horizon, ou alors juste…
    Tags: ne, on, the, album, post, nouvel, rock, bien, officiel, site
  • 72
    J'aime bien ces écossais. Et pourtant, j'ai bien loupé leur retour en 2013 avec leur troisième album « We need medecine ». Comment expliquer ce passage à vide, alors que « Costello music » m'avait, comme beaucoup, positivement impressionné, avec ses nombreux hits en puissance et son énergie communicative ? Et sa suite, là, « Here…
    Tags: plus, se, the, presque, pop, classique, l'album, bien, album, indie
  • 72
    Blaenavon, formation anglaise, a eu l’intelligence de ne pas céder à l’excitation et la précipitation des débuts. Aujourd’hui, alors qu’arrive son premier album, on ne peut que l’en féliciter. Car « That’s your lot » a eu le temps d’être préparé, jaugé, soupesé, peaufiné à l’extrême, et est à présent suffisamment armé…
    Tags: plus, s, your, a, pop, on, album, qu, se, rock
  • 70
    Sixième album pour les américains de Mewithoutyou, un groupe qui a toujours voyagé au sein du large spectre rock. Tantôt rock alternatif, tantôt folk rock, tantôt indie rock, plus pop, plus expérimental, plus prog.... Concrètement, « Pale horses » est un peu de tout ça. Plus aventureux et furieux que « It's All…
    Tags: rock, plus, a, album, indie, pop, indépendant, indépendante
  • 70
    Troisième album pour les américains de Young The Giant, avec toujours en point de mire la pop song parfaite. Pop, oui, mais métissée. Oh, pas métissée dans le sens ethnique du terme ; plutôt un métissage stylistique. Young The Giant fait se mêler pop, big rock, electro et groove pour un…
    Tags: the, plus, pop, rock, strange, of, indie, indépendante, electro, indépendant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *