DOYLE BRAMHALL II : Shades

Être « fils de », on ne va pas se le cacher, ça peut vraiment donner un sacré coup de pouce dans une carrière artistique. Doyle Bramhall II, fils de Doyle Bramhall premier du nom (oui, moi aussi je trouve ça d’une suffisance incroyable), devait déjà avoir bien notés et classés une liste impressionnante d’amis de papa susceptibles de collaborer avec lui. Bon, je ne vais pas supposer que c’est comme ça que son début de carrière s’est déroulé, car ce serait un peu insultant. Mais bon, après avoir grandi dans le sillage de Stevie Ray Vaughan dont son père était batteur, il est quand même entré au service d’Eric Clapton en tant que guitariste… Enfin bref. « Shades » est le cinquième album solo du bonhomme, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il m’a cueilli. J’étais loin de pouvoir imaginer y trouver de telles qualités. D’entrée de jeu, « Love and pain » fait preuve d’un groove et d’une élégance renversants, quelque part entre les Galactic Cowboys, Soundgarden, et Lenny Kravitz. Un titre qui fait plus que faire le taf. L’ensemble de ce disque oscille entre rock, blues, pop et soul. Doyle ne joue jamais les fous du manche, mais a un jeu posé et bluesy, et possède un timbre empreint de feeling, et une certaine douceur afro-américaine. Un peu d’influences psyché, une pincée de boogie, de bonnes influences big rock… On perçoit vraiment beaucoup de choses différentes ici pour peu qu’on tende un peu l’oreille. Et surtout, une alchimie qui ne fait jamais défaut aux titres et scellent en 55 minutes un destin qu’on devine, qu’on espère radieux. Ah, et oui, il y a bien des apparitions de Norah Jones, Eric Clapton, Greyhounds et Tedeschi Trucks Band, qui apportent certainement un peu de piquant pour certains. Mais même sans, cet album est énorme !

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Doyle Bramhall II : Everything you need

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