DAVID CHALMIN : La terre invisible

David Chalmin est un travailleur de l’ombre, oeuvrant inlassablement dans des genres nombreux et variés pour des artistes de renom ou d’autres moins illustres, ou encore pour des projets de commande où sa musique illustre ou accompagne des spectacles au sein desquels son nom n’est qu’une anecdote. Ils sont des milliers dans ce cas à travers le monde. Cela signifie-t-il qu’il n’a rien à dire, aucun talent, pas le courage ou la matière pour s’exprimer par lui-même ? Certainement pas. Et ce premier album va définitivement faire taire les sceptiques. David Chalmin y développe une musique électronique riche et plurielle, tenant autant de la techno, de l’ambiant, de l’electronica, de la musique contemporaine, de la musique de film… Plus qu’un album, « La terre invisible » est un voyage, une descente dans l’univers intérieur de l’artiste, presque une histoire à part entière. Une histoire où le rythme, obsédant et empoisonnant, prend souvent le dessus, nous faisant parfois effleurer l’état de transe (« Matière noire », « Vertige ») sans que la mélodie ou le sens s’en trouvent alternés. Tout commence par une « A l’aube » entre glitch, ambiant et néo classique, magnifique et vénéneuse. La suite se fait plus tortueuse, et on retrouve un semblant de quiétude avec « Lumière blanche » qui vient clore ce premier chapitre de l’histoire solo du monsieur. On ne peut d’ailleurs espérer que ce n’est qu’un début et qu’il saura se dégager du temps pour en écrire d’autres tant le résultat est à la hauteur des attentes les plus exigeantes.

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