DAM : Ben haana wa maana

Avoir des goûts éclectiques m’a amené à bien des découvertes. Depuis que je partage ces découvertes via des critiques, on m’en suggère encore plus. Et depuis que celles-ci sont publiées sur internet, c’est encore pire. Ou mieux, au choix. Enfin, tout ça pour vous dire qu’à présent, j’ai plein de nouveaux amis et collaborateurs bienveillants qui me glissent des noms exotiques dans l’oreille. Et donc, me voici en face du nouvel album de Dam, qui est si j’ai bien pigé un peu l’équivalent d’IAM… en Palestine. Le groupe existe en tant que tel depuis 1999, mais n’en est pourtant qu’à son troisième album : il doit être considérablement plus compliqué de parvenir à produire de tels objets là-bas. D’autant plus que Dam ne se départit jamais d’une certaine liberté d’expression, d’une ouverture d’esprit et d’un message social fort. Comment ? Comme le hip-hop devrait toujours être ? Oui. Ah, et la couche supplémentaire, c’est le fait que Dam rappe en arabe, en anglais et en hébreu, qu’il accueille en son sein une chanteuse, et qu’il mélange les sonorités hip-hop classiques à l’electro et les influences moyen-orientales. Vous vous en doutez, tout ça aboutit à un résultat qui pour moi petit occidental est une perle d’originalité. Car même si je ne comprends absolument rien, il n’en est nul besoin pour apprécier la musicalité du groupe. L’orient et l’occident s’y entrechoquent, un peu d’ailleurs à la façon d’un Die Antwoord ; avec une modernité qui défie les conventions tout en les utilisant de manière détournée. Dam, c’est donc des titres groovy, obsédants, trois voix et personnalités derrière le mic, et des textes engagés, autant pour les femmes (« Jasadik-hom », pour la liberté de relation (« Emta njawzak yamma ») que pour l’humanité en général. Les titres ont chacun leur touche unique, et chacun est un voyage à sa façon. Alors si tout ça ne justifie pas une écoute attentive, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

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Paroles de l’album

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    Tags: l, plus, d, world, electro, hip, hop, rap

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